Being Human

Mitchell, un vampire, George, un loup-garou, et Annie, un fantôme, partagent la même maison, n’aspirant qu’à une chose : vivre une vie d’humains. Leur nature et leur passé ne semblent pourtant pas vouloir les laisser faire.

Suite au plébiscite reçu par le Pilote diffusé l’année dernière, BBC Three a lancé cette première saison de Being Human, avec quelques changements. Par là, je parle bien entendu des acteurs, Russell Tovey étant le seul à être encore de la fête.

Même si, sur le coup, j’ai quelque peu regretté qu’Andrea Riseborough ne soit plus là, il faut bien admettre que le nouveau casting a permit aux personnages de rapidement s’affirmer et de sortir de leurs clichés (bien que certains persistent), une nécessité pour pouvoir bâtir une intrigue sur des bases solides.

Le format habituel de 6 x 60 minutes est à la fois un avantage et un inconvénient. Dans le cas de Being Human, on peut reconnaitre que la durée empêche à l’histoire de dériver, mais limite également l’exploration de quelques pistes qui auraient pu être prometteuses.

Dans cette première saison, nous allons donc apprendre à mieux connaitre notre improbable trio d’amis. George se sent coupable d’être ce qu’il est, mais le plus dur est de gérer ses pertes des contrôles. Il trouvera alors un mentor qui l’aidera à accepter les contraintes de sa transformation, mais la série prend rapidement l’habitude d’user du fait que les gens ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, et pour George, la leçon ne se fera pas sans douleur.

Pour Annie, c’est un peu différent. Elle doit trouver ce qui la retient dans le monde des vivants, mais ce sont ses propres souvenirs qui vont lui porter préjudice. Son intrigue s’étalera sur quelques épisodes, permettant au format de sortir de l’état légèrement figé qui s’était installé dans la première moitié de la saison.

La story-arc autour de Mitchell, elle, dure d’un bout à l’autre et avait même été lancée dans le Pilote. Malheureusement, l’univers des vampires n’a pas spécialement inspiré Toby Whithouse qui aura du mal à s’affranchir des clichés du genre et à imposer une dynamique suffisante entre les protagonistes de cette intrigue. En fait, c’est assez rapidement devenu redondant, mais la conclusion a le mérite d’être satisfaisante, car fidèle à son concept.

Being Human a donc eu quelques difficultés à démarrer, mais ses acteurs forts sympathiques ont permis d’atténuer les défauts, le temps que l’histoire décolle réellement. Le résultat ne place pas la série parmi les indispensables de la télévision britannique, mais elle s’est révélée être un divertissement des plus honnêtes. Le niveau atteint au final laisse présager une saison 2 bien supérieure. À suivre.