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Continuum Saison 1 Continuum : Retourner vers le futur (Saison 1)

Jeudi 9 août 2012 à 8:30 | 7 commentaires | | | |

Continuum : Retourner vers le futur (Saison 1)

 Continuum : Retourner vers le futur (Saison 1) Continuum : Retourner vers le futur (Saison 1)par .

En 2077, Kiera Cameron est agent de l’ordre dans un monde désormais contrôlé par de grandes entreprises. Alors que les leaders d’un groupe terroriste doivent être condamnés, ils s’enfuient dans le temps et entrainent Keira avec eux. De nos jours, elle doit trouver un moyen de les arrêter de nouveau et de retourner chez elle.

Production canadienne de la chaine Showcase, Continuum est une série de science-fiction qui nous entraine aux côtés de Kiera Cameron (jouée par Rachel Nichols), une jeune mère de famille séparée des siens par 65 ans. Elle veut ainsi rentrer chez elle, mais elle ne sait pas encore comment y parvenir. En attendant de remédier à cela, elle va donc chasser les terroristes qu’elle a accompagnés dans ce voyage imprévu.

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Malgré une mise en place et un format qui pourrait rapidement réduire la série à un simple procedural policier, Continuum est avant tout une série de science-fiction qui ne perd jamais de vue ses objectifs. Les éléments feuilletonnants sont ainsi bien présents, énormément dans les premiers épisodes, et un univers complexe est progressivement développé entre ce qui se passe en 2012, ce qui est arrivé en 2077 et, surtout, sur le rôle que Kiera doit jouer dans l’histoire.

Avant la conclusion de la saison, personne ne sait vraiment si la présence dans le présent de ces personnes du futur va simplement changer le monde d’où ils sont originaires ou si une réalité parallèle s’est créée et – peu importe leurs actions – leur influence est inexistante. Cela permet aux scénaristes de pousser les personnages à essayer de chercher une réponse jusqu’au moment où ils réalisent qu’ils ne peuvent pas en obtenir et qu’ils doivent juste croire en ce qu’ils font. Cela dit, rien n’empêchera Keira d’espérer retourner un jour chez elle.

En attendant, elle tente de capturer les terroristes de son époque, mais doit avant tout parvenir à trouver sa place dans la société dans laquelle elle évolue à présent afin d’atteindre son but. Elle se fait alors des alliés inattendus en même temps que l’on voit ceux qu’elle poursuit poser les bases de leur révolution. Celle-ci est purement anti-capitaliste pour de bonnes raisons. Étrangement, cela ne sera que peu exploré durant cette première saison, même si cela aurait été logique que Keira s’en préoccupe au contact d’une culture bien éloignée de la sienne. Beaucoup de concepts sont alors introduits pour la suite de la série qui devrait exploiter cet angle, ainsi que d’autres qui pourraient enrichir l’ensemble de façon originale.

Concrètement, Continuum possède une mythologie pleine de potentiel qui trouve son intérêt véritable dans la manière avec laquelle elle est soigneusement développée. Dans l’exécution, ce n’est pas continuellement aussi fin qu’on pourrait l’espérer, mais, même quand un épisode est plus faible, il y a toujours des idées injectées ou des démonstrations de faites qui permettent d’entretenir une curiosité constante.

Du côté des personnages, si Keira est une héroïne solide, son coéquipier, Carlos, est d’une rare inutilité. Il est là pour crédibiliser la place de sa partenaire, mais c’est tout. Par contre, elle reçoit l’aide précieuse du jeune Alec, un garçon destiné à changer le monde et qui l’assiste aussi bien techniquement qu’intellectuellement dans sa mission. Il apporte aussi un recul pertinent sur la situation, étant lui-même positionné dans l’équation à cause de son futur. Du côté des terroristes, certains restent unidimensionnels tout du long, mais leur leader, Edouard Kagame, s’imposera comme une figure complexe qui rend le mouvement crédible. Dans tout ça, il y a un électron libre, Matthew Kellog, ancien terroriste par défaut qui devient un allié de Keira.

Globalement, cette première saison de Continuum est donc relativement réussie. Cohérente et vraisemblable dans son développement, elle faiblira tout de même légèrement avant de s’engager dans sa dernière ligne droite, ce qui n’entachera pas spécialement l’ensemble. Son problème principal est surement qu’elle finit par ressembler avant tout à un simple arc introductif. Cela ne lui enlève rien, au contraire, car elle parvient à poser des bases solides pour une suite qui se fait déjà attendre.

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