Les Contes du Disque-Monde : Terry Pratchett’s Hogfather

C’est la veille de Noël à Disque-Monde, mais le Père Porcher, alias le Père Noël, a disparu. Quand la Grande Faucheuse le cherche pour le prévenir du danger qui pèse sur lui, elle découvre les porcs du Père Porcher (faisant office de reines) et le traîneau à l’abandon. Le pire est alors à craindre ; si les cadeaux ne sont pas distribués aux enfants, l’espoir disparaîtra et le soleil ne rayonnera plus jamais. Plus habitué à manier la faux qu’à descendre dans les cheminées distribuer des jouets, la Faucheuse prend néanmoins le relai. Décidée à sauver le Père Porcher, La Mort fait équipe avec Susan, une gouvernante peu commune, et des magiciens de l’Université Invisible, mais le sablier de la vie du Père Porcher se vide à toute allure…

Cela avait tout pour réussir : une histoire de fantasy tirée du Disque-Monde de Terry Pratchett. De l’imaginaire, de l’exubérance, de l’humour, de l’aventure … Des ingrédients de bases pour cette mini-série diffusée à Noël en Angleterre et en France. Une période choisie avec soin, c’est le Père Porcher qui se fait adapter, soit ce personnage équivalent à notre Père Noël dans le monde de Pratchett.

Terry Pratchett’s Hogfather débute lentement, et malheureusement, va peiner quasiment sur toute sa durée à réellement imposer un rythme. Nous faisons connaissance avec l’univers et les principaux protagonistes : Tea Time, tueur engagé pour éliminé the Hogfather, Death décidée à l’arrêter, une mission à laquelle va donc aussi s’atteler Susan, une gouvernante peu ordinaire.

Monstres, sorciers et humains peuplent le Disque-Monde pour en faire un univers original et vivant. Celui-ci a malgré tout énormément de mal à prendre vie. En optant pour un parallèle évident avec une coutume de notre société, Hogfather facilite de cette façon l’acceptation et la compréhension des évènements, mis en scène pour un public de tout âge. Du moins, c’est ce qui parait le plus logique, bien qu’une certaine noirceur, aidée par le travail visuel fourni, aura peut-être pour conséquence d’effrayer plus que cela ne le devrait les plus petits. En attendant, nos protagonistes ont une mission à remplir, qu’il s’agisse de tuer ou de sauver le Père Porcher. Et, entre nous, ils vont prendre leur temps !

En fait, cette production made in Sky1 est remplie de bonnes intentions. Elle est esthétiquement travaillée – bien que possédant quelques moments illustrant les limites budgétaires – et possède un casting solide. Elle réalise même le petit miracle de rendre la voix off typique aux histoires de ce genre agréable et convaincante. Malgré cela, il s’est révélé difficile d’être complètement plongé dans l’intrigue. Là où Hogfather n’a clairement pas réussi à me convaincre, c’est que la plupart des personnages ne semblent pas véritablement dévoués à leur tâche. S’ils n’y croient pas, ou en tout cas s’ils ne paraissent pas investis, difficile de l’être. Tout ceci n’est pas aidé par le fait que l’histoire s’éternise à certains moments – la première partie dans le Tooth Fairy Castle avec Tea Time en étant le parfait exemple – tandis que d’autres passages sont expéditifs et manquent parfois d’éclaircissements.

En somme, la dynamique ne prend pas, ne réussissant pas à donner véritablement vie à ses personnages et  une consistance à l’histoire. Tout ce qui reste à faire, c’est juste regarder les évènements s’enchainer. Cela se révèle assez décevant, car Hogfather possède d’excellentes idées et justement, des protagonistes originaux; Tea Time et Death s’imposent d’ailleurs comme les deux meilleurs éléments, avec beaucoup de potentiel, qui faiblira rapidement en même temps que l’histoire se refusant à leur donner du matériel pouvant leur permettre de réellement s’exprimer. On peut ajouter à cela des thématiques fortes, prônant les vertus du mensonge (je sais, dit comme cela, c’est douteux, mais bien au contraire …) et la force de l’imaginaire.

Terry Pratchett’s Hogfather n’est pas un complet fiasco, mais il reste difficile de suivre assidûment pendant les 3 heures cette aventure qui peine à réellement nous plonger dans cet univers de fantasy. Je suis donc ressortie quelque peu déçue du visionnage, qui est clairement peu mémorable et largement dispensable.

Ayant vu la mini-série en VO, j’ai utilisé les noms de la version originale, ne connaissant pas la traduction exacte pour tous les noms.

Avec : Michelle Dockery, David Jason, Marnix Van Den Broeke, Ian Richardson, Marc Warren, Joss Ackland, David Warner, Neil Pearson, Nigel Planer, Sinead Matthews.

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