No Heroics – Saison 1 | Critictoo
No Heroics – Saison 1

No Heroics – Saison 1

Dans une ville où tous les superhéros se baladent en costume dans la rue, la concurrence est dure, et rien ne vaut une petite soirée au pub entre « capes » pour déprimer autour d’une bière.

No Heroics est une comédie dont la première saison comprend 6 épisodes. On y suit des superhéros, dans un monde où ceux-ci font partie de la vie courante, gérée par leur administration et combattant des vilains.

L’idée de départ est intéressante, voire même assez audacieuse, ça mise en image ne le sera malheureusement pas autant. Le premier épisode donne la mesure en nous introduisant à un petit groupe d’amis superhéros : The Hotness, Electroclash, Timebomb et She-Force. Ils ont tous une personnalité bien définie et leurs différentes histoires vont les utiliser, mais pas uniquement, car la série va aussi tourner autour de son concept pour tenter de bien jouer avec.

Chaque épisode est à peu près composé de la même manière. On commence à The Fortress, un bar pour les héros où il est interdit d’utiliser ses pouvoirs et d’être vêtu de son costume. La majorité des épisodes se déroulent dans ce lieu. Ensuite, le groupe se divise, seul où avec un compagnon, ils vont se retrouver dans une situation tragicomique, avant que l’on ne revienne conclure au bar (si on l’a quitté). C’est un peu redondant, et surtout, ça amplifie la plus grosse faiblesse du show : ne pas arriver à avoir deux bonnes histoires dans le même épisode. Il y a toujours l’une des intrigues qui est vraiment trop faible. Tandis que l’une procure l’humour, et exploite les ironies qui peuplent la vie d’un superhéros, l’autre se montre, la plupart du temps, assez dénuée d’intérêt, trop barbante,…

Il faut donc se faire une raison, à chaque fois, on aura un bon, voir excellent, demi-épisode. La première raison est peut-être que la moitié des personnages manque de personnalité et n’arrivent pas à fonctionner correctement seul, à savoir : The Hotness et She-Force. En duo avec l’un des deux autres, ils peuvent s’en sortir, mais même là, leur caractère est une faiblesse parfois trop importante à surmonter.

Sorti de là, on peut féliciter l’effort d’imagination fait autour du concept de superhéros. Ramener la fonction à un travail presque de fonctionnaire, construire autour un univers cohérent fait de compétition, de fan-club, de Némésis et de législation, ça, c’est la grande réussite du show que les amateurs de comics apprécieront, surtout à cause du ton plus satirique que moqueur qui est employé. On ne se moque pas de genre « cape » pour créer de l’humour.

Au final, No Heroics n’est clairement pas une réussite totale, mais détient un bon potentiel qui n’attend qu’à être correctement exploité d’un bout à l’autre des épisodes. C’est un divertissement correct qui satisfera plus particulièrement le public geek que le spectateur lambda plus hermétique à ce type de dérision autour de ce genre d’iconographie. Comme tout ce qui se rapporte aux superhéros, la série offre son lot de critique, mais sans jamais forcer, et donc, sans devenir prétentieuse. On peut clairement se détendre devant cette série, sans trop de réflexions, mais aussi sans trop d’exigences.

 
  1. L'avis de Stephane:


    Assez déçu au final, le point de départ était sympa, mais cela manque de rigueur d’écriture notamment. Le potentiel comique était trés important mais il est trés mal exploité.

 
  1. En français, svp.
  2. les adresses de sites vont dans la case "Website" et pas ailleurs.
  3. Merci de rester civilisé.
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