Party Animals

Danny Foster est le fils d’un ancien membre travailliste du Parlement ; il est lui-même au sein du gouvernement travailliste en tant que conseiller de la Secrétaire d’État à l’Intérieur. Encore peu sûr de lui et secrètement amoureux d’une stagiaire, la crise que traverse le gouvernement va pousser Danny à commettre une erreur irrémédiable. Dans le camp d’en face, il y a Ashika Chandiramani. Elle a une aventure avec le membre conservateur du Parlement qu’elle assiste, un homme promis à un avenir ministériel. Mais lassée de vivre dans son ombre, Ashika songe sérieusement à se lancer en solo. Enfin, Scott Foster, le frère de Danny, est lobbyiste. Tous sont au cœur de la vie politique.

Diffusée début 2007 sur la BBC, Party Animals dura 8 épisodes et ne rencontra pas vraiment le succès. La série semblait promettre une immersion jeune et rafraichissante dans le monde de la politique anglaise, jonglant entre guerre des partis et histoires de cœur.

Qu’on soit bien d’accord sur un point : la politique anglaise, ce n’est pas mon point fort. Je ne me suis jamais véritablement penchée sur la question, ce qui ne m’a jamais empêchée de comprendre ce qui pouvait se passer dans une œuvre abordant le sujet de front – que cela soit un épisode thématisé de Spooks ou bien The Thick Of It. De là à en saisir tous les tenants et aboutissants, il y a des limites quand même. Mais, je n’y arrive déjà pas chez moi, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement ailleurs dans le monde.

Qu’importe, car pour se plonger dans Party Animals, cela ne va poser aucun problème. La série impose rapidement ses protagonistes : le camp des travaillistes, avec Jo, Danny et Kirsty ; les conservateurs réunissant James, Ashika et Matt; les lobbyistes principalement incarnés par Scott. Les pions en place, les oppositions sont assez limpides pour que même celui qui n’a jamais regardé un journal télévisé saisisse le rôle de chacun dans sa fonction la plus primaire.

Il n’y aura pas besoin de plus, car Party Animals s’affirme dès les débuts comme une série relationnelle dans le monde de la politique et non l’inverse. Ce sont les histoires d’amour qui sont privilégiées, les rapprochements et déchirements s’effectuant sous fond d’actualité. Et tout aussi rapidement, le concept va montrer ses limites – appuyé par un manque d’imagination quelque peu affligeant.

Peut-être est-ce dû à un nombre finalement limité de personnages dans un univers où l’on aime pourtant se tirer dans les pattes, mais pour une série préférant mettre en relief les sentiments plutôt que les crises économiques ou sociales que doivent affronter ces membres actifs de la vie citoyenne, nous allons vite nous retrouver à tourner en rond.

Ainsi, chez les travaillistes, Danny est épris d’une Kirsty ambitieuse et parfois exécrable, une situation qui empêche les deux protagonistes de réellement évoluer. Chance pour le jeune homme, le développement de sa relation avec sa patronne Jo Porter ainsi que la dynamique installée avec son frère, Scott, lui offriront tout ce qu’il faut pour s’affirmer et se révéler être le véritable point fort du programme. Assez énergique, quasi idéaliste, et complètement investi, Danny a des idées et s’y accroche. Comme à son amour pour Kirsty.

Il vit donc avec son frère, lobbyiste, qui va s’amouracher de la conservatrice Ashika – ayant une liaison avec son patron marié, James. Ensemble, pas ensemble, un faux trio amoureux se bâtit et aurait pu devenir fort lassant si les interprètes n’étaient pas aussi convaincants, tout particulièrement Patrick Baladi, qui réussit à offrir à son personnage une certaine consistance, pourtant peu aidé par le scénario.

Il se révèle aisé de comprendre où Party Animals échoue, car au bout de 4 épisodes, la lassitude s’est fortement installée, et la série peine à susciter un véritable intérêt. Là-dessus, il faudra reconnaître à la seconde fournée d’épisodes de relever le niveau de façon suffisamment notable pour que la suite du visionnage soit plus plaisante. Les situations ont clairement le mérite d’évoluer et nos politiciens en herbe (ou non) se voient confronter à des dilemmes éthiques ou moraux légèrement plus importants – mais toujours rattaché à leur vie sentimentale. C’est donc l’attachement que le spectateur peut créer avec les personnages qui rendra l’ensemble plus digeste qu’il ne devrait l’être.

En définitive, Party Animals est une série se laissant regarder le temps qu’elle dure, principalement pour son casting aujourd’hui plus familier pour le public friand de fictions anglaises. Elle possède malheureusement trop de défauts au cours de ses 8 épisodes pour réellement sortir du lot et valoir véritablement le coup d’œil.

Avec : Patrick Baladi, Andrew Buchan, Matt Smith, Raquel Cassidy, Shelley Conn, Andrea Riseborough, Clemency Burton-Hill, Pip Carter, Peter Wight.

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