Ripper Street : Whitechapel après Jack L’Éventreur (saison 1) - Critictoo Séries TV

Ripper Street : Whitechapel après Jack L’Éventreur (saison 1)

Ripper Street : Whitechapel après Jack L’Éventreur  (saison 1)

Six mois après les meurtres de Jack L’Éventreur, la Division H de Whitechapel doit remettre de l’ordre dans un quartier terrorisé et pauvre. Le DI Edmund Reid, assisté par le DS Bennett Drake et le Captain Homer Jackson, arrête meurtriers et autres criminels en affrontant ses propres démons.

Création de Richard Warlow, Ripper Street entraine le téléspectateur dans le Londres d’après Jack L’Éventreur. Celui-ci n’a jamais été arrêté et son ombre flotte donc d’une certaine manière sur la série et plus précisément sur le quartier de Whitechapel.

Cependant, il s’agit surtout d’un ressort narratif pour poser un contexte qui trouvera très vite ses limites, n’ayant au fond pas grand-chose à offrir sur la durée si ce n’est jouer avec l’idée que personne ne sait si oui ou non Jack est encore là. L’héritage du tueur se retrouve dès lors plus dans l’aspect glauque de la série, à travers ses crimes ou ses images, tout en restant dans un registre plus que tolérable.

Ripper Street impose très vite sa formule, qui consiste à une affaire par épisode avec, en parallèle, des développements personnels pour ses trois protagonistes – Reid, Drake et Jackson. Ils occuperont chacun à un moment ou un autre les devants de la scène, mais pas forcément dans les mêmes proportions. Cette première saison s’articule principalement autour de la formation de ce trio à la dynamique particulière, définie par les secrets de Jackson et la réticence de Drake à faire confiance à un homme dont il ne sait rien. C’est alors Edmund Reid qui les relie, et c’est d’ailleurs le D.I. qui donne la plupart du temps le rythme général du show.

Son interprète, Matthew Macfadyen, se retrouve donc assez régulièrement à porter les épisodes sur ses épaules, ou tout du moins, à devoir maintenir l’intérêt pour des affaires policières qui ne sont pas aussi percutantes qu’on pourrait l’espérer. Heureusement, la saison ira en s’améliorant dans la gestion de ses composants, bien qu’il n’est pas rare qu’elle se repose avant tout sur ces personnages pour faire vivre ses histoires et que le suspense manque à l’appel dans un certain nombre d’épisodes.

Ripper Street cherche aussi pendant trop longtemps à garder une zone de mystère sur le passé de Reid ou celui de Jackson. Drake s’impose dès lors comme le moins énigmatique, occupant par moment un peu trop le fond de l’image ; c’est dommage, surtout que Jerome Flynn est vraiment bon dans son rôle. Il faut donc attendre que la série veuille bien nous fournir des pièces du puzzle – autour de la fille disparue de l’enquêteur ou du passé américain de Jackson. Pour autant, il ne s’agit pas de créer une quelconque surprise autour de révélations, juste de maintenir une zone d’ombre. Cela aura pour effet d’empêcher la série de trouver ses marques et de s’épanouir. Elle se retrouvera dès lors à tenter de jongler entre l’approfondissement de ses personnages et son contexte historique, sans parvenir au départ à bien faire l’un ou l’autre. Ce ne sera pas un défaut présent en continu, mais les non-dites entacheront une partie des épisodes.

La série est menée par des hommes, et au bout du compte, les figures féminines du show sont plus ou moins dans l’ombre de leur équivalent masculin, souffrant des mêmes problèmes narratifs – soutenu par des développements de moindre importance.

La première saison de Ripper Street se laissera donc suivre à un certain niveau, aidé par le fait qu’elle s’améliorera tout du long et exposera alors au fur et à mesure son réel potentiel. Néanmoins, elle aura démarré avec trop de secrets et mis trop de temps à les dévoiler pour réussir à totalement s’en émanciper et obtenir le juste équilibre entre les différents éléments qui la composent. La progression générale de la saison et le fait que tous les voiles sur les personnages sont levés au bout de ces 8 épisodes est en tout cas prometteur la suite, avec une saison 2 débarrassée des plus gros défauts de la première.

Déjà publié en mars 2013, ce bilan est aujourd’hui remis en avant à l’occasion de la diffusion de Ripper Street sur D8 ce soir à partir de 22h40.
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