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Torchwood prend place à Cardiff et se situe après les évènements du season final de la saison 2 de Doctor Who, série de laquelle elle est dérivée. On retrouve le Captain Jack Harkness, laissé pour mort sur la station Satellite 5, en 200 100, après que Rose Tyler ait anéanti les derniers Daleks (cf Doctor Who saison 1). Lors de cet incident, il fut ressuscité et semble à présent ne plus pouvoir mourir. Il dirige Torchwood 3, qui contrairement à Torchwood 1, qui fut détruit par les Cybermen et les Daleks, ils ne sont que 5 à y travailler, le Docteur Owen Cooper, Toshiko Sato, Ianto Jones et la dernière arrivée, Gwen Cooper.

La pilote de la série nous introduit Torchwood par l’intermédiaire de Gwen, travaillant dans la police à ce moment-là. On va donc vite comprendre que l’on est loin de « Doctor Who« , que ce soit dans le concept ou dans la teneur des intrigues. Une différence qui en soit ne serait pas gênante si la qualité s’approchait un peu de celle de l’originale, ce qui malheureusement va rarement être le cas. Les histoires sont le plus souvent bancales, l’implication des personnages est quasi constamment de la caricature.

C’est le Captain Jack Harkness qui nous intéresse le plus, car forcément on le connaît déjà, mais malheureusement tout ce que l’on pourra apprendre de nouveau sur lui sera sans intérêt et surtout, uniquement dans l’avant dernier épisode de la saison. Une longue attente pendant laquelle il va, le plus souvent, rester passif et n’intervenir que quand la bande de branquignols sous ses ordres, échoue lamentablement. Car oui, ils ne sont pas doués.
Le pire est sûrement Owen Harper, on n’arrive jamais à croire qu’il soit docteur, et l’interprétation de Burn Gorman est en grande partie responsable du gâchis, mais pas totalement, les scénaristes ne l’ont pas trop aidé non plus.
Toshiko Sato, c’est fait une bonne place parmi les accessoires, et aura le droit à plus de développement en fin de saison, un peu tard, mais c’est déjà ça.
Ianto Jones, au début il est tellement discret qu’on oublie parfois qu’il est là. Il va cependant bénéficier d’un épisode en rapport avec les Cybermen, qui va nous le présenter sous un autre jour. Ce sera son heure de gloire avant de reprendre progressivement sa place à côté de Toshiko, au milieu des accessoires.
Gwen Cooper est en quelque sorte l’héroïne de la série. Le personnage est le plus sympathique et aussi le plus développé. Gwen a une vie, et c’est la seule, ce qui marque tout de suite une différence. Son nouveau travail va tout chambouler dans sa vie et elle va tenter de le gérer, pas toujours comme il le faudrait, mais ses conflits intérieurs la rendent encore plus attachante. Je trouve que l’actrice tire son épingle du jeu, de par sa fraîcheur et son talent. Ce ne sera pas suffisant malheureusement.

Comme vous l’avez compris, la série est plus que moyenne. Des scénarii moyens, des interprètes pas forcément dans le ton, des personnages mal dégrossis… Beaucoup de déceptions, surtout quand on aime « Doctor Who », on en attendait plus. La série ne va pas répondre à la question que nous nous posions, à savoir, comment le Captain Jack a pu se retrouver là ? Et d’ailleurs, une autre question va vite s’imposer, Où est passé le vrai Captain Jack ? On ne retrouve pas trop le personnage que nous avions suivi aux côtés du Docteur et de Rose, son humour et sa décontraction ont laissé place à une rigidité et un sérieux ennuyeux. Torchwood se prend trop au sérieux justement, ou alors pas assez, en tout cas, aller au bout des 13 épisodes demande un peu de volonté, bien que certains épisodes ne soient pas mauvais, d’autres le sont plus que de raison. Un ratage presque total, mais heureusement pour le Captain Jack, dans la dernière scène de la saison, le Tardis arrive à son secours et on le retrouvera dans la fin de la saison 3 de Doctor Who, peut-être pour répondre à toutes nos questions.