upstairs downstairs saison 2 Upstairs Downstairs : du scandale et de la romance à l’approche de la guerre (saison 2)

Mardi 10 avril 2012 à 8:00 - 1 commentaire

Upstairs Downstairs : du scandale et de la romance à l’approche de la guerre (saison 2)

 Upstairs Downstairs : du scandale et de la romance à l’approche de la guerre (saison 2) Upstairs Downstairs : du scandale et de la romance à l’approche de la guerre (saison 2)par Carole.

1938. Sir Hallam Holland devient de plus en plus concerné par l’évolution de l’Allemagne et d’une guerre imminente. Suite au décès de Maud et de la naissance de son second fils, Agnes trouve un soutien auprès de Blanche Mottershead, sa tante. Beryl Ballard, une nouvelle domestique, fait son arrivée dans la maison.

Après une première saison composée de trois épisodes qui furent diffusés fin 2010, Upstairs Downstairs était donc de retour sur BBC One, cette fois-ci pour 6 nouveaux épisodes.

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Entre temps, il y a eu un peu d’agitation en coulisse, à commencer par le départ d’Eileen Atkins, insatisfaite par l’évolution de son personnage. Entre deux saisons, Maud décèdera, ce qui sera fera drastiquement diminuer les notes d’humour de la série. Pour compenser, Alex Kingston vient s’installer au 165 Eaton Place dans la peau de Blanche, la demi-sœur de Maud et tante du couple. De son côté, Jean Marsh, qui incarne la domestique Rose Buck, aura connu de graves problèmes de santé l’empêchant d’être activement présente, et les scénarios furent donc modifiés peu de temps avant le début du tournage pour pallier à son absence.

Autant dire que, en coulisse ou dans la série, les choses ne sont pas simples, surtout qu’Upstairs Downstairs avait bien des choses à améliorer après avoir délivré une première saison loin d’être enthousiasmante.

Malheureusement, cela ne va pas véritablement changer, les épisodes manquant régulièrement de rythme ou d’intérêt. Malgré des personnages complexes tels Lady Persie ou encore la joviale et attachante Blanche Mottershead,  il est plus que difficile d’être concerné par ce qui se passe sous ce toit.

Ce n’est pas faute pourtant d’essayer de créer du drame. Avec l’approche de la Seconde Guerre mondiale, un climat de tension est posé, aisément intégré au récit grâce au rôle de diplomate de Sir Hallam. Au moins, sa fonction permet de réellement avoir un pied au sein du gouvernement britannique et facilite alors les développements politiques. Par ailleurs, avec Lady Persie qui a un penchant pour l’Allemagne, le sujet est couvert sous multiples angles, et majoritairement de façon solide.

Malheureusement aussi, Upstairs Downstairs aura régulièrement des difficultés à fournir du matériel intéressant aux occupants de la demeure, qu’ils soient maitres ou valets, et aura une tendance à s’enfoncer dans ses pires idées. La relation entre Lady Persie et Sir Hallam en est l’exemple parfait, étant étiré jusqu’au bout et se révélant le plus souvent plus pénible que pertinente. Il n’y a bien que la conclusion glauque à cette histoire qui pourrait justifier d’avoir eu à subir tout ce qui s’est passé avant.

On pourrait presque l’appliquer à approximativement tout : cette seconde saison d’Upstairs Downstairs devient réellement accrocheuse que dans ses deux derniers épisodes. Avant cela, ces développements sont mécaniques et sans âmes, qu’il s’agisse de l’exploration du passé de M. Pritchard, de la romance entre Beryl et Spargo ou encore des amours de Blanche. Question vie privée, on ne peut pas dire que la série sait y faire, c’est plutôt l’inverse.

Sans aucun doute alors, la série doit beaucoup à son casting qui tire le meilleur du matériel qu’on lui donne, tout particulièrement en haut : Ed Stoppard dans la peau de Sir Hallam Holland est excellent d’un bout à l’autre, comme Alex Kingston qui réussit à insuffler un peu de fraicheur et de spontanéité dans cette série qui en manque beaucoup. Claire Foy parvient à faire de Lady Persie un personnage presque attachant alors que la jeune femme prendra tout du long les pires décisions – de quoi rendre son destin tragique. Keeley Hawes brillera quant à elle dans le dernier épisode. Enfin, en bas, c’est Nico Mirallegro, l’interprète de Johnny, qui surprend le plus malgré une présence limite, tandis qu’Anne Reid dans le rôle de la cuisinière Clarice Thackeray aidera énormément à la cohésion du personnel et délivrera, surtout dans la seconde partie, ses lignes de dialogues avec un entrain indéniable.

Cela n’est bien évidemment pas suffisant pour pallier aux défauts de la série. Cette nouvelle saison d’Upstairs Downstairs souffre d’un manque de naturel  au point que cela en devient gênant. Tout est trop prévisible et calculé. Dans cet environnement trop cloitré, les habitants ont alors des difficultés à prendre une réelle dimension, et il faudra attendre la fin de la saison pour que la série réussisse à vraiment concerner et surprendre.

Aller plus loin …

- Lire le bilan de la saison 1 d’Upstairs Downstairs.
- Dossier : Remonter le temps avec les period drama britanniques.

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