Whitechapel, le retour de Jack l’éventreur

Whitechapel

Le D.I. Joseph Chandler (Rupert Penry-Jones) se retrouve à travailler avec les forces de police de Whitechapel, et a subordonné le D.S. Miles (Phil Davis), approchant de la retraite, sur une affaire de meurtre, qui trouve son aspiration dans ces crimes commis 120 ans plus tôt.

Whitechapel fait suite à la mini-série Unforgiven sur ITV. Même format, différent genre. Nous avons là une production composée de trois épisodes, bourrée d’acteurs familiers, et avec une histoire plutôt alléchante : un tueur en série copie Jack l’Éventreur.

L’introduction n’est pas des plus subtiles et nous allons souffrir un peu trop de clichés dans la représentation des protagonistes. Le D.I. Chandler est un détective de bureau, qui décroche ici sa première enquête. Propre sur lui, et étant victime de troubles obsessionnel-compulsifs, il est l’opposé de son nouveau collègue, le D.S. Miles, vieux roublard, un peu trop persuadé de tout savoir, représentant la police old school. Les personnalités sont donc antagonistes, et leurs traits de caractère sont plus qu’exacerbés. Les autres détectives de Whitechapel souffriront aussi de ce problème, dans une moindre mesure.

La brigade va devoir alors obéir aux ordres de Chandler quand ils se retrouvent sur une affaire de meurtre. Ils n’ont aucun indice, jusqu’à ce que Edward Buchan (Steve Pemberton) vienne leur donner une piste : il est ripperologist, et pour lui, il n’y a pas de doute, un homme reproduit les crimes de Jack L’Éventreur. C’est à ce moment précis – ou presque – que la première partie prend son envol. Sachant dès le départ que c’était autour de cette thématique que s’articulerait Whitechapel, elle se fait un peu désirer, et peine à se présenter, alors que les personnages, un peu trop stéréotypés, n’offrent pas assez pour nous contenter. Il faudra donc, sans surprise, attendre la fin de la partie pour que tout le monde soit au diapason, et ainsi lancer définitivement l’enquête.

La seconde partie est victime du concept même de la série : sachant pertinemment que le tueur, s’il doit être découvert, ne sera révélé que dans la troisième partie, les rebondissements ne sont pas aussi haletants qu’il pourrait l’être. On devine un peu trop ce qui va se passer, et pour peu que l’on connaisse bien l’histoire de Jack The Ripper, cela pourra même créer quelques sentiments de déjà-vu. Malgré cela, un effort est fourni sur le plan des protagonistes, beaucoup moins caricaturaux, et surtout, formant une équipe plus solide. Le tout est assez bien enveloppé, la réalisation de S.J. Clarkson est vraiment soignée et stylée. Quelques faux pas, ou jeux de lumière abusifs, mais cela donne une réelle identité visuelle à la série, et participe à l’ambiance. Ainsi, on ne s’ennuie pas vraiment, et Whitechapel se révèle être jusque-là un divertissement honorable.

On aurait pu penser qu’au cours de sa dernière partie, Whitechapel se transformerait en chasse à l’homme, mais pendant une bonne demi-heure, nos inspecteurs de police cherchent toujours le coupable, alors que le spectateur peut déjà avoir une idée derrière la tête. Mais là encore, cela peut être en partie dû à la familiarité avec l’histoire de Jack l’éventreur, qui rend le responsable, dès le début de ces 45 minutes, soudainement évident. Au moins, pendant les deux précédentes, les soupçons n’étaient pas là. On joue ensuite sur la révélation pour faire monter le suspense. C’est assez bien mené, et la conclusion de l’affaire est en accord avec sa source d’inspiration et l’univers développé tout du long de la série.

Si Whitechapel ne brille pas par son originalité, elle possède suffisamment de qualité pour se révéler être une série plaisante à regarder et même assez accrocheuse pour vouloir être au rendez-vous chaque semaine. Chaque partie se trouve par ailleurs être bien mieux maitrisée que la précédente, comme si, à chaque étape, on se débarrassait de quelques défauts environnants.

La fin laisse porte ouverte à une suite, une possibilité qui a d’ailleurs été évoquée par la chaine. Loin du ripper, la police de Whitechapel pourrait être tout aussi convaincante, et si une bonne idée traverse l’esprit de Ben Court et Caroline Ip, scénaristes de cette série, pourquoi pas ?

Cet article a été une première fois publié le 17 février 2009.

Whitechapel a connu une suite, dont vous pouvez lire le bilan sur le site.

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