Whites – Saison 1

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13 nov 2010 à 7:25
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Whites Saison 1

Roland White est Chef dans un hotel restaurant de campagne. Il a autrefois connu le succès, mais aujourd’hui il a perdu sa passion et, dominé par son égo, il abuse de la gentillesse de son sous-chef. Skoose, un jeune ambitieux compte d’ailleurs devenir rapidement le nouveau sous-chef.

Comédie de la chaine BBC Two par Oliver Lansley et Matt King, Whites nous entraine donc dans les cuisines d’un hôtel-restaurant de campagne. On y suit Roland White, un chef has been qui n’a pas perdu tout son talent, mais qui est juste trop fainéant et arrogant pour réussir à obtenir l’étoile Michelin qu’il prétend convoiter pour motiver ses employés à se surpasser.

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Chaque épisode pousse Roland à se montrer mesquin et à ruser pour satisfaire son égo à moindre coup. C’est donc Bib, son sous-chef, qui doit assurer pour lui, et il le fait. Bib aime Roland, c’est son ami et, même s’il sait comment il est, il sacrifie beaucoup pour lui et n’a pas vraiment quoi que ce soit en retour, à peine un merci à l’occasion.

L’humour de la série repose en partie sur cette dynamique, même si, finalement, ce qui marche le mieux se trouve être les limites que Roland dépasse en étant un goujat accidentel, son égo consomme ce qu’il y a de meilleur en lui. Cela dit, Whites a beau être une comédie, on peut dire qu’elle n’arrive pas à suffisamment faire rire. Certes, certains gags parviennent à vraiment fonctionner, mais l’humour jouant sur trop de subtilités, son efficacité ne tient souvent qu’à peu de choses. Quand ça n’est pas véritablement efficace, les épisodes n’en souffrent pas pour autant, car l’ambiance du show pose directement le fait qu’il ne s’agisse pas d’une pure comédie de situation, qu’il y a une partie relationnelle qui occupe une bonne place, bien que celle-ci est elle aussi parfois trop subtile pour son bien-être.

Donc, même si les personnages peuvent paraitre un peu grossiers au premier abord, les relations qui les lient forment le véritable moteur de la série, pour le meilleur et pour le pire. Car si on peut ainsi s’attacher à Bib, Caroline, et même – étonnement – à Skoose, l’apprenti mesquin, il est plus difficile d’accrocher à Roland qui est une personne peu engageante. Malgré tout, la prestation d’Alan Davies est l’un des points forts de la série, avec celles de Darren Boyd et de Katherine Parkinson.

Cette première saison de Whites se révèle donc être un divertissement convenable, mais qui n’arrive pas à être plus que ça à cause de la volonté des scénaristes à ne pas y aller plus franchement. Certes, un peu de finesse ne fait pas de mal à une comédie, mais le rythme comique est ici trop faible pour pouvoir profiter d’une telle forme créative.

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