Charlotte décide de trouver l’amour, en joignant un service de rencontres. Avec son conseiller, Andrew, elle doit répondre à un test de 100 questions qui déterminera scientifiquement parlant la personne qui lui est destiné (ou en tout cas, qui se trouve dans la base de données !).

La soirée de comédie de NBC à peine terminée, la chaine lance en solo 100 Questions. Difficile de ne pas voir là une manœuvre de se débarrasser de la série, mais là n’est pas vraiment la question.

En fait, celle qui nous intéresse nous personnellement est de savoir si cela vaut le coup d’être regardé. La réponse la plus courte est non. Il n’y a rien dans 100 Questions qui fonctionnent réellement. J’ai dû rire une fois – allez savoir pourquoi ! – et je n’ai pas souri. J’ai simplement visionné avec une passivité déconcertante l’épisode.

Celui-ci va avoir pour but de nous introduire à Charlotte (Sophie Winkleman) et ses amis, en questionnant l’héroïne sur ses motivations. Elle a pris rendez-vous avec un conseiller d’un service de rencontres en lignes, qui va devoir lui faire passer un test pour réaliser son profil et lui trouver ainsi son âme sœur.

Alors, pourquoi Charlotte est-elle venue passer ce foutu test alors qu’il est évident que l’homme de sa vie est juste à côté d’elle ? Car c’est le début de la série, et qu’elle vient juste de réaliser qu’elle veut partager sa vie avec quelqu’un. Pour en arriver là, elle a dû refuser une demande de mariage, obtenir le surnom de Yankee Bitch, et trainer avec ses amis, Leslie (Smith Cho), Jill (Collette Wolfe), Mike (Christopher Moynihan) et Wayne (David Walton).

L’épisode insiste bien sur le fait que Charlotte a son accent pour elle. Ses amis n’ont pas cette chance, ils sont justes des clichés de service, là pour servir les intérêts de l’héroïne. Bien entendu, la suite leur réservera sûrement des activités plus pertinentes que trainer auprès de Charlotte et tenter d’occuper le temps (et celui du spectateur). Mais après tout, c’est un premier épisode, il ne faudrait pas trop en demander non plus. Quoi qu’il en soit, le groupe doit être imposé au spectateur, à l’aide de catch-phrases qui ne fonctionnent pas. Nous sommes encore une fois avec une bande d’amis hétéroclites dont il est difficile de comprendre pourquoi ils trainent ensemble.

Enfin, pas la peine de s’éterniser, car si 100 Questions n’est pas douloureux, ce n’est pas bon non plus. C’est insipide et il ne doit en effet vraiment y avoir que l’accent de Charlotte pour séduire.