24 - Day 7: 7:00 A.M.-8:00 A.M. (7.24)

La fin d’une journée infernale pour Jack Bauer…

Jack Bauer était en fuite, mais Tony Almeida le rattrape, pour enfin nous expliquer ses actions durant les 23 dernières heures, et les années précédentes. Tony, après avoir éliminé un nombre incalculable d’agents du FBI, ne pouvait pas nous faire le coup de l’infiltration poussée à son extrême, car il existe une limite, même quand il s’agit de crédibiliser sa couverture. Tony a juste la vengeance dans la peau, et cela fait trois ans qu’il la met au point, qu’il se prépare pour sa rencontre avec Alan Wilson, l’homme responsable de la mort de Michelle, et de son fils (car elle était enceinte). Qu’importe le nombre de cadavres qu’il a fallu semer sur son passage, Tony veut se venger, et pour cela, il installe une bombe sur Jack. Alors, même si je ne suis pas convaincue que tout soit logique, cela a le mérite de rester crédible et cohérent, et c’était au fond la seule explication que Tony pouvait nous offrir sans détruire la saison qui vient de se dérouler.

Alan Wilson fait donc son entrée, prêt à rencontrer Tony. Seulement, les plans sont perturbés par l’arrivée du FBI, et tout le monde se met à mitrailler à tout va. Renée Walker va alors dézinguer du méchant, et débrancher la bombe de JB. C’est une femme, une vraie, Renée ! Ça ne déconne pas avec elle ! Mais pas de temps à perdre, car Almeida est parti tuer Wilson et, si le FBI veut remonter jusqu’à la tête de ce groupe terroriste, ils ont besoin de l’homme.

Après tant de temps à attendre sa vengeance, Tony va faire un speech. Mais quelle idée ! Quitte à finir à croupir en prison, il faut que cela soit pour une bonne raison, et avoir accompli son but. Il va échouer, stoppé par JB. Le FBI arrête Wilson, contre qui ils n’ont aucune preuve. Almeida aura droit à sa cellule personnelle (et à un psy compétent, si j’étais eux, ainsi qu’une surveillance pour éviter qu’il se suicide), tandis que Bauer va enfin pouvoir mourir en paix, à l’hôpital.

Les grandes lignes principales arrivent à leur terme, alors que la première demi-heure n’est pas passée. La suite de l’épisode se doit de résoudre les intrigues parallèles : celle autour de la fille de la Présidente, l’interrogatoire de Wilson, et le destin funeste de Jack.

La Présidente Taylor nous a été présentée comme une idéaliste, une femme droite et responsable (mais loin d’être très compétente). La fin ne fera pas exception à cette règle, même pour sauver ce qui reste de sa famille, déjà bien détruite par sa position de pouvoir. Ainsi, pas de favoritisme, la Présidente fait arrêter sa fille pour meurtre. Je ne sais pas s’il y aura une suite à cette affaire, mais je trouve qu’on éclipse pas mal le fait que le meurtre a eu lieu sans qu’elle paie la facture. Cela devrait en toute logique dissimuler quelque chose, mais cette information, personne ne semble en tenir compte.

En parallèle aux évènements de la Maison Blanche, Jack finit encore sur un brancard, et aura le droit à un petit moment d’intimité avec Renée Walker, pour discuter sur le sens du sacrifice, et de ses actions douteuses. Elle doit agir en sa bonne conscience, voilà ce que Bauer lui dit. C’est la leçon qu’il a tiré. Elle doit pouvoir assumer ses décisions. Renée est alors prête à franchir la limite, pour démasquer les coupables. Cela est presque symbolique du chemin fait – en 24h quand même – par le personnage, de sa rencontre avec Jack, à ce moment précis. Renée Walker, qui était dégoûtée par Jack au début, est prête à faire ce qu’il a fait, pour aider son pays, qu’importe la moralité de l’histoire.

Et Jack, alors ? Il a fait la paix avec lui-même, et il est prêt à mourir. Seulement, Kim arrive, et maintenant que son père est dans le coma, c’est elle qui prend les décisions. Elle réclame alors le traitement expérimental, avant de se mettre au chevet du lit de son père.

Un épisode qui conclut une saison qui fut en dents de scie, et qui, après un démarrage plutôt réussi, est vite retombée dans les travers de la série, aux multiples rebondissements, et attaques terroristes, tout ceci se révélant assez régulièrement peu inspiré. Il y aura eu du bon et du mauvais, mais il y a définitivement des travers dont il faudrait se débarrasser.

Il est 8h, la journée infernale de Jack Bauer vient de s’achever.

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CaroleC
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