24 - Day 7: 8:00 AM - 10:00 AM (7.01 & 7.02)

Alors qu’il se fait interroger sur ses actions au sein de la CTU, Jack Bauer est emmené par le FBI qui a besoin de lui. Plusieurs vols de matériels sensibles ont été perpétrés récemment et le concepteur d’un système de sécurité majeur vient d’être kidnappé. Derrière tout cela, un homme : Tony Almeda. Pendant ce temps, la nouvelle présidente doit gérer une crise internationale.

Après la parenthèse Redemption, 24 reprend son format et revient à grosse dose, comme la Fox a pris l’habitude de le faire. Pour le coup, deux heures qui vont nous mettre directement dans l’ambiance, reprenant des éléments du téléfilm préquelle, tout en insinuant d’autres, sans parler de résurrection.

Jack se fait donc juger pour ses « crimes ». C’est pour cela qu’on l’a ramené aux USA, mais le laisser assis au fond d’une chaise pour répondre aux questions d’un sénateur décidé de faire de lui un exemple, cela ne va pas nous servir à grand-chose. On va donc nous l’extirper rapidement des griffes d’un Kurtwood Smith énervé, pour le balancer dans les locaux du FBI. Ça ne traine pas, car l’annonce du retour de Tony va venir sans tarder. Il ne faudra que le temps de mettre en place la situation dans laquelle se retrouve la présidente pour permettre à JB de partir sur le terrain.

On a fait table rase de la CTU. C’est à la fois une bonne chose et une moins bonne, car la section du FBI qui nous est présenté n’est pas vraiment différente d’une cellule de travail dans l’unité antiterroriste. Mais passons, car comme je l’ai dit, ça va vite.

Jack reste plus ou moins spectateur, tenant compagnie à l’agent Renee Walker – qui trouve que c’est une bonne idée d’impliquer JB. Cette dernière, comme tout le monde en fait, ne va pas arrêter de nous rappeler que Jack, et bien, il a fait des choses pas bien du tout. En gros, notre tueur de terroristes préféré se retrouve avec une réputation de malpropre, au point que tous ceux qui le croisent pensent qu’il va se jeter à leur gorge et leur faire la peau s’il n’aime pas leur sourire. Lui, il reste plus ou moins stoïque. Cela devient malgré tout vite lassant, mais ne dérive pas trop de la manière dont la série catégorise ses personnages.

Les choses ne changent pas, quand la première heure se termine, on s’est bien joué de nous, et le deuxième épisode va rapidement nous le montrer. Alors que l’on nous montrait un Tony en plein Die Hard with a Vengeance, voilà que Peter Wingfield débarque de nulle part pour changer la donne – et emmener John Billingsley aka Michael Latham. Il joue Emmerson, et visiblement, il supervise l’opération. Quand la seconde heure va arriver à son terme, on n’en saura pas réellement plus.

Si les premières « 60 minutes » ne laissent pas trop d’occasions de souffler, la suite sans freiner de manière trop brutale, va quand même imposer un rythme bien moins soutenu. Pour ralentir l’action, une intrigue annexe a été amorcée. Le mari de la présidente se lance à la poursuite du tueur de son fils – mort par suicide. C’est l’occasion de revoir Carly Pope précédemment apparue dans Redemption.

La reprise est efficace, c’est indéniable. La série bénéficie de l’ajout majeur de nouvelles têtes pour insinuer une impression de renouveau, mais les vieilles habitudes ont la vie dure et même si l’emballage change quelque peu de couleurs, l’intérieur n’est pas spécialement différent. Les nouveaux décors apportent quand même de nouvelles possibilités, que ce soit dans l’action ou les enjeux.

Ces deux premières heures donnent de quoi satisfaire les fans de la série, montrent des ambitions plutôt floues, mais il y a quand même une impression de maitrise des rebondissements qui laissent espérer du bon pour la suite. Il ne faut toutefois pas non plus s’emballer, il reste 22 épisodes.