24 - Day 8: 12:00A.M. - 1:00A.M. (8.09)

Jack Bauer se retrouve au cœur du repère des Russes, alors que la nation est toujours vulnérable. Pas le temps de dormir surtout quand la CTU est suspicieuse envers son propre personnel.

Jack is back ! Kidnappé, torturé, pieds nus, la chemise ouverte, prêt à dézinguer du méchant. JB Style, quoi. La fin de l’heure 7 laissait donc supposer que l’intrigue allait enfin se réorienter vers Jack, trop passif depuis ce début de saison. Nous avions besoin de notre vrai héros d’action, et cet épisode va réellement démontrer la nécessité d’avoir Bauer au cœur des évènements.

Les Russes vont donc décider de le torturer pour découvrir s’il est un flic ou pas, et cela ne va pas trop se faire dans la douceur, même si Jack a connu plus terrible. Avec les années, l’expérience lui a appris à résister et à se relever encore plus vite que son ombre (difficile de faire pire que Day 2 en la matière). De quoi fournir alors du suspense et de l’action, qui vont donner à l’épisode le rythme qui a fait défaut à beaucoup trop d’heures précédentes.

Les évènements s’accélèrent, nous rappelant au passage que le frère d’Hassan n’est pas mort et qu’on ne va pas encore mettre la main sur l’uranium tout de suite. La menace incarnée par Sergei Bazhaev va se transformer pour devenir celle de Josef et de Farhad. Je pensais bien que le fils Bazhaev allait créer des soucis à son paternel, et j’avoue que je pensais qu’il retournerait sa veste plutôt qu’il doublerait son père. Les circonstances font que la deuxième solution est la meilleure pour compliquer la vie de Jack.

Tout ceci ne serait pas drôle si nous n’avions pas notre lot de scènes ennuyantes, voire mal écrites. La palme revient au Président Hassan, qui fait la même chose depuis trois heures, si ce n’est que maintenant, sa fille essaie d’intervenir et traine dans les couloirs. C’est plus que la Présidente Taylor, mais au moins, si elle est peu présente, ces scènes ont le mérite d’avoir un but. En espérant pour elle que la seconde partie de saison lui réserve quelques péripéties. En attendant, il vaut mieux un personnage peu exposé que mal utilisé.

Dans ce registre, Dana Walsh s’enfonce avec talent, quand son copain Kevin lui annonce qu’il n’a aucunement l’intention de plier bagage, ce qui était prévisible depuis le tout début. Quelques mots d’amour de Cole vont être suffisants pour réveiller la meurtrière qui dort en elle, car dans 24, on ne résout pas les problèmes comme le commun des mortels, cela se doit d’être fait dans la violence et dans le sang. Enfin, en tout cas, ce sont ces plans du moment, car elle va simplement se contenter de filer son instable connaissance et de jeter des regards noirs pour nous convaincre qu’elle peut elle aussi liquider du monde.

Sans oublier Cole Ortiz, qui a enfin des lignes de dialogues …

Malgré donc ces fameuses sous-intrigues, cette huitième heure se révèle être d’assez bon calibre grâce à un Jack impliqué et un certain nombre de scènes plus rythmé. La saison est donc officiellement dans la bonne direction, pourvu que cela dure.