Alors que Jack parvient pénétrer le périmètre de sécurité autour du bâtiment des Nations Unies, Chloe et Cole tente de le retrouver pour l’arrêter avant qu’il ne tue le président Russe. Dahlia Hassan apprend la vérité et est forcée par la présidente Taylor de poursuivre avec le traité.

Tout avait été mis en place pour que les deux dernières heures soient intenses. Entre Jack que rien n’arrête et la présidente qui renie ses principes au nom d’une paix corrompue avant même d’être effective, un point de non-retour a été franchi. Malgré ça, il semble que l’un comme l’autre pouvait aller plus loin.

En fait, ce double épisode est une sorte de course avec au bout de la route un ravin. Reste à savoir lequel s’arrêtera avant qu’il ne soit trop tard. Étonnement, ce sera Jack. Il faut dire que Chloe s’immisce dans son projet d’assassinat et lui sert de conscience. La relation qui lie les deux amis va servir une dernière fois à alimenter les rebondissements et les coups doubles à la CTU. Mais pas seulement, car 24 va également jouer sur la corde émotionnelle avec un dernier adieu et une ultime mise à mort.

Cela ne veut pas dire que la présidente Taylor est allée se jeter dans le ravin, car elle est une représentante de la morale américaine et des valeurs que Jack défend – en tuant. Un traité de paix ne peut pas se signer avec le sang d’américains – ceci est de la fiction, rappelons-le.

Malgré ça, Logan va jouer ses cartes et va encourager une victoire en son nom. Le plus étonnant fut bien sûr que la présidente aille jusqu’à menacer Dahlia Hassan pour la forcer à ne pas quitter le processus de paix. Enfin, surprise, dans une certaine limite, car il est logique que ce soit celle qui soit à la tête des États-Unis d’Amérique qui hérite du pouvoir de tout arrêter au nom de la justice, et non celle qui représente un pays du Moyen-Orient. Il ne faudrait pas perturber l’ordre naturel des choses.

Quoi qu’il en soit, les scénaristes ont décidé de pousser jusqu’au bout leurs idées et leurs personnages. Ruiner une autre présidence n’est pas un problème à ce point de la série, mais ce qui compte surtout, c’est de savoir où Jack va atterrir.

Il a commis l’irréparable et la justice n’est pas de son côté. D’ailleurs, cela fait longtemps qu’elle l’a abandonné. Le fait est que, pour lui, les portes de sortie sont plus que limitées. Les dernières minutes vont donc jouer avec cela, mettant Jack face à ce qui parait inévitable. Malgré tout, le compte à rebours n’étant pas terminé, la série lui offre un ultime rebondissement qui lui permettra de s’en sortir, car il avait raison. Il a mal agi, mais la présidente sait qu’elle aurait pu tout arrêter et se place comme responsable de tout ce qui s’est passé, comme si Jack ne pouvait plus, à ce stade, être confronté à ses responsabilités.

Ce final ne trahit donc aucunement la philosophie borderline de la série. Entre les idéaux à protéger et ce qu’il faut faire pour eux, nous avons le droit à de l’action, des rebondissements parfois un peu trop gros, des méchants qui paient, et la dose de suspens et d’émotions qui était de rigueur.

Jack nous quitte avec un au revoir, comme cela a maintes fois été le cas. Il a encore beaucoup sacrifié, mais il l’a fait pour ce qu’il croyait être juste et que personne d’autre ne voulait faire. Il reste donc digne de lui-même et ne trompe pas les fans de la série qui ne pouvait pas en attendre moins de lui.