Jack cherche à faire parler un suspect. De retour à la CTU, Dana Walsh essaie de reprendre le cours normal de ses activités, bien qu’elle se soit fait rétrogradé, seulement un coup de téléphone va empirer la situation.

Cette saison 8 de 24 a une drôle de façon de progresser, et ce n’est pas très efficace. En tout cas, ici, autant dire qu’il ne se passe strictement rien pendant la première demi-heure, de quoi ennuyer la spectatrice que je suis.

Si vous êtes un oiseau de nuit, peut-être devriez-vous déménager à Los Angeles, où c’est le cas de plus de monde qu’il n’y parait. Kudos à  Cole sur ce coup-là pour pointer ce fait à la mère de Marcos, qu’il est parti chercher maintenant qu’il a repris ses fonctions à la CTU. Croyez-moi, c’est une bonne chose de se tenir loin de Dana Walsh. Il est plus efficace à faire son travail auprès de Jack qu’à devoir résoudre les crises existentielles de sa petite amie.

Cette dernière, notons-le, est moins intelligente qu’Ortiz. Elle ne trouve aucunement louche que l’agent de probation de Kevin l’appelle à cette heure, se dit prêt à laisser un message sur le répondeur (normal, il ne savait pas qu’elle travaillait pour la CTU), mais meurt ensuite d’impatience de la voir. Je lui aurais raccroché au nez en lui disant de me rappeler quand le soleil se serait levé. Elle est en pleine crise nucléaire, je crois quand même malgré toute sa culpabilité qu’elle aurait pu l’envoyer bouler sur ce prétexte. Enfin, à peine mort, le voilà déjà de retour à nous hanter le Kevin, et ce n’est pas du tout une bonne idée.

Enfin, malgré toutes ces années, rien ne vaut un Jack Bauer décidé à faire cracher le morceau à un suspect pour insuffler de la tension, aidé par un drame familial. La dynamique entre Marcos et sa mère réussit à être poignante et stressante, de même que celle installée entre Jack et le jeune, voguant plus sur la menace et la peur. Le destin de Marcos était scellé à la fin du précédent épisode, mais son déroulement a été très bien orchestré.

Et puis finalement, tout ceci va payer, vu qu’on apprend que Tarin est bel et bien un pourri ! Hassan avait de bonnes raisons d’être parano et sa fille, étrangement, va se montrer plus maligne qu’elle ne l’a été depuis le début de la série quand elle va le découvrir.

En définitive, nous avons eu le droit à une onzième heure à moitié chiante à moitié captivante, un combo dont on pourrait se passer ne gardant que la meilleure part.