La CTU est hors service et doit trouver un moyen rapide pour redevenir opérationnelle dans le but d’aider ses agents sur le terrain. Jack, Cole et deux autres cibles vivantes sont sous le feu de l’ennemi, alors que Prady continue de mener la vie dure à Dana Walsh.

Les derniers évènements ont permis de redynamiser un peu cette saison franchement molle qui a décidé de ne jouer qu’avec l’intrigue nucléaire, destinée à être notre but ultime. C’était un peu sans compter sur le rebondissement incroyable de la fin de cet épisode.

Avant d’en arriver là, il va falloir remettre la CTU en route, et c’est là que la NSA – contacté par Jack – intervient pour aider. Dans une pure tradition télévisuelle, il y a des regards, des sous entendus, des guerres de services. En gros, la NSA ne veut pas avoir Chloé dans les pattes, bien décidée à rétablir le courant pour sauver les miches de Jack, sur le terrain, se faisant mitrailler de tous les côtés.

Chloé a eu quelques moments inspirés, et surtout des répliques mémorables depuis ce début de saison. Cette 13e heure va enfin lui donner quelque chose à faire. Cela frôle le ridicule quand elle menace de son arme l’agent de la NSA, mais suivant les conseils de Renée Walker, il n’est pas trop surprenant de la voir utiliser LA technique qui a fait ses preuves. Personne n’écoute dans cette série, il faut sortir le flingue à chaque fois. Une sacrée métaphore de la vie !

Donc, Renée is back ! La demoiselle se la coulait douce chez Jack (hum, hum), mais ni une, ni deux, quand elle apprend que JB est en danger, elle prend son destrier pour aller le sauver … Ce qu’elle va faire, démonstration de toute l’utilité du personnage.

Car, Jack est avec Cole et deux autres hommes sous le feu de l’ennemi. Cela mitraille de tous les côtés, mais laisse filer les ogives nucléaires. Puis, cela continue de tirer. De quoi fournir la dose d’action nécessaire à l’épisode, surtout quand l’un des agents se fait tirer dessus, et n’est pas foutu d’agoniser en silence. Sérieusement, le type il continue à gesticuler, alors forcément, l’ennemi lui tire dessus. L’autre troufion, empreint d’héroïsme (c’est l’effet Jack, que voulez-vous), va se sentir l’envie de désobéir (effet Jack bis), pour sauver son ami. Échec. Échec. Échec. Des balles, des morts. Renée. Tout ce qu’il faut pour avoir du bon 24.

Et, en somme, entre cela et la crise à la CTU, on tient le bon bout.  Malheureusement, notre boulet de la saison – aka Dana Walsh – n’a pas fini de nous surprendre. Voilà qu’avec la petite implosion, elle pensait que l’agent de probation Prady allait enfin lui lâcher la grappe. Pas nous, on a l’habitude. Si ce n’est qu’il va se faire encombrant cet homme, alors il va servir au retournement de situation finale : Dana est une taupe ! Et, elle va planquer un cadavre dans une bouche d’aération ultra grande. C’est un peu beaucoup de n’importe quoi en même pas deux minutes. C’est le sommet de l’incohérence scénaristique, qui nous a forcés à supporter Kevin pour aucune raison valable ! Elle aurait pu le buter dès le départ, sérieusement, elle aurait pu éviter de pleurnicher sur le danger qu’elle coure. Dans toute cette invraisemblance, il y a quand même un élément logique. Après tout, si la CTU n’a pas été foutue de découvrir qu’elle s’appelait Jenny et non Dana, pas étonnant qu’elle travaille pour l’ennemi.

24 nous offre donc une 13e heure fort agitée, et pas toujours dans le bon sens du terme. Un sacré mélange alors que la lumière du jour devrait bientôt pointer le bout de son nez.