Hassan refuse que la bombe explose à cause de lui, et réussit à échapper à Jack pour se donner à l’ennemi. La Présidente Taylor découvre la traitrise de son personnel, alors que la position de Dana au sein de la CTU est de plus en plus menacée.

Rien ne vaut deux bonnes heures pour faire progresser un schmilblick. Surtout, rien ne vaut le déclenchement de l’horloge d’une bombe nucléaire pour donner le coup d’envoi.

Ce n’est une surprise pour personne, la fameuse bombe ne va pas exploser. Jack Bauer a besoin d’ennemis à poursuivre. Si tout le monde est mort, il n’a plus rien à faire dans le coin.

Ainsi, les 15 premières minutes réussissent, malgré les évidences scénaristiques, à insuffler du rythme. Je ne peux pas dire que la scène où Hassan se retourne contre Jack soit très bien écrite, c’est tout le contraire même. En attendant, cela nous fournit du mouvement, et un enchainement prévisible, mais logique des évènements.

La bombe n’explose pas, le Président Hassan se donne en pâture à l’ennemi pour sauver les habitants du coin. Les 40 minutes suivantes vont alors être grandement occupées par de la course-poursuite, Jack révélant à la Présidente Taylor l’implication du Général Brucker dans cette histoire, avant de voler une voiture pour partir à la recherche d’Hassan.

Sérieusement, qui laisse sa Hyundai avec les clés à New York ? (Oui, car tout le monde roule en Hyundai à NY, c’est bien connu).

Ainsi, de 6h00 à 7h00, pas mal de situations vont progresser, avec Taylor mettant un terme au complot interne qui a eu lieu, se débarrassant de Brucker et de Weiss d’un seul coup. On ne traine pas cela sur la longueur, on va droit au but, ce qui permet de rapidement passer à autre chose, soit se concentrer sur le danger pesant sur Hassan.

Ce dernier est définitivement au cœur de ces deux heures, poussant même Dana à nous faire le coup du serveur et du diagnostic. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ! L’opération course-poursuite/sauvetage est donc orchestrée au sein même de la CTU (c’est un peu leur job, même si on a tendance à l’oublier), compliquant la vie de notre serial killer du coin. La demoiselle aime étrangler les gens, et je n’aurais rien eu contre l’élimination de l’inutile Arlo. Mais, étrangement, les scénaristes prennent un malin plaisir à pousser Katee Sackhoff à prendre sa petite voix de psychopathe pour finalement n’aboutir à rien.

Enfin, temporairement, car ce n’est pas non plus très surprenant de voir qu’entre 7h00 et 8h00, les évènements ne vont pas tourner en sa faveur. À noter qu’en 2 heures, JB poursuit une voiture, et dévoile deux traitrises. Quel homme ! D’ailleurs, il est tellement talentueux que Renée ne veut plus le quitter, mais se retrouve à faire belle. Il serait mentir que dire qu’Annie Wersching ne le fait pas bien, seulement il est difficile de ne pas avoir l’impression que nos amis les scénaristes ne savent plus trop quoi faire de Renée en cette seconde partie de saison, la transformant en simple soutien pour Jack. Elle assure les arrières, quoi.

À la CTU, Dana veut négocier avec notre bad-ass Bauer, pour son immunité et son portefeuille. Quelques doutes sont émis sur ses motivations, alors que Cole Ortiz semble légèrement dérailler devant la révélation que sa bien-aimée est une traitresse. On n’a pas le temps de s’arrêter sur ces petits détails et ces mauvaises lignes de dialogues, il y a un Président à sauver ! « Get Over it. » Dixit Chloé à Arlo, ou Hastings à Cole.

Tout ceci à l’avantage de nous mener à une fin à la fois surprenante et émotionnelle, du genre qui s’est fait rare cette saison dans 24. Qu’importe les histoires de logistiques, l’ennemi va réussit à surprendre, pour nous mener à la triste conclusion du sauvetage d’Hassan : Jack et Renée arrivent trop tard.

24 profite d’avoir deux heures d’affilée pour fournir à son histoire une progression non négligeable, en mettant les projecteurs sur le Président Hassan et nous entrainant vers une conclusion qui laisse pas mal dans le flou sur ce qui va bien pouvoir se passer dans les heures à venir. Enfin, ce 6h00-8h00 réussit à s’équilibrer. Le tout est parsemé de dialogues un peu douteux, de quelques moments de vides, mais les scènes d’actions ainsi que les évolutions de l’intrigue permettent de compenser pour donner au final deux heures divertissantes.