24 - Day 8: 8:00P.M. - 9:00P.M. (8.05)

Quatre heures après s’être retrouvé involontairement plongé dans l’action, Jack fait équipe avec Renée Walker pour infiltrer le milieu Russe. À la CTU, Dana Walsh est toujours menacée par son ancienne connaissance, alors que l’accord de paix entre la Présidente Taylor et le Président Hassan est mis en péril.

Jack Bauer a eu multiples partenaires – dont l’existence de vie a été variable –, mais peu peuvent se vanter de le mettre autant sous pression que Renée Walker. Les deux sont décidés à se confronter du regard pour le bien du pays. Quand JB remet en cause la santé mentale de sa partenaire, il y aurait de quoi rire au vu de tout ce qu’il a pu faire par le passé, et d’un autre côté, cela en dit long sur l’état psychologique de l’ancienne agente du FBI. Plein de sous-entendus viennent alimenter les conversations et les silences, alors que ce beau monde se dirige vers Vladimir.

C’est la nuit, pas de circulation, mais il nous faut 10 minutes pour atteindre destination, alors pendant ce temps-là, autant renvoyer Dana Walsh chez elle, auprès de son maitre chanteur, qui commence par nous révéler quelques petits secrets : arnaques et prisons au menu de cette relation qui trouve sa place dans la longue liste des intrigues pourries de la série. Depuis le début, quand même, Chloe nous fournit quelques regards en coin qui disent qu’elle n’est pas dupe. Elle les connaît, les joyeux lurons de la CTU, elle en a suffisamment côtoyé pour flairer le poisson pourri.

Si Dana Walsh s’offre le luxe de rentrer à la maison pendant une période de crise, la Présidente, elle, apprend qu’il y a de l’uranium qui traine et décide d’avoir une conversation avec le Président Hassan – qui ne va pas être très positive. Pour le moment, la partie gouvernementale américaine est assez peu présente, laissant sa place à la famille d’Hassan. La relation qu’il a avec sa femme n’est pas des plus originales, mais assez moderne et parfaitement interprétée, lui donnant alors la consistance nécessaire pour s’imposer.

Renee et Jack roulent, et ils ne sont pas les seuls. Josef aussi, en compagnie de son frère mourant. La révolution russe est en place, quand il décide de désobéir au père et qu’il est plus que temps d’aller voir un médecin, refusant de laisser crever le frangin. Une belle démonstration que c’est toujours risqué de faire des affaires en famille, les émotions viennent toujours s’en mêler. Au  bout du compte, cela donne plus l’impression de boucher les trous, le temps qu’on atteigne les hautes puissances russes avec Jack et Renée. Tout ceci se compte en nombre d’heures …

Les débuts pour Walker ne vont pas être de tout repos, et le suspense va être efficace. Mon regard avait entr’aperçu Callum Keith Rennie la semaine dernière, et je ne m’étais pas trop trompée : c’est notre Vladimir dont la relation avec notre Renée locale est apparemment assez conflictuelle et s’est terminée dans la violence. Elle aime les hommes virils ! Enfin, Vlad, il n’est pas né de la dernière pluie et il décide de mettre à l’épreuve les nerfs de tout le monde – ceux de Renée, de Jack et du spectateur. On se doute bien qu’elle ne va pas y laisser sa peau maintenant, mais cela fonctionne bien, donnant au dernier quart d’heure de l’épisode pas mal de tension et continuant à jouer sur la personnalité un peu suicidaire de la demoiselle.

Filatures, mensonges, secrets et famille alimentent donc la cinquième heure de 24, avec un Jack un peu distant, mais dont la passivité forcée est compensée par la présence sur le terrain d’une Renée Walker capable d’infiltrer un milieu aussi rapidement que JB. C’est la classe !