Jack a trouvé refuge chez un ami, Carl Benton, qui s’occupe d’une école en Afrique. Alors que Frank Tramell vient le voir pour lui demander de se rendre aux États-Unis, l’école est attaquée par un groupe armé voulant prendre les enfants pour les transformer en soldats.

Les évènements prennent place entre 15h et 17h

La grève des scénaristes avait eu pour conséquence d’empêcher Jack Bauer d’arrêter une crise. Après 18 mois d’absence, et avant le retour de la nouvelle saison, il revient le temps d’un téléfilm de 2 heures, avec pub (1h25 sans).

Nous retrouvons donc Jack en Afrique, dans un pays fictionnel, Sangala, alors qu’à Washington, c’est le jour de passation des pouvoirs.

Jack ne doit pas sauver la veuve et l’orphelin, juste les enfants, et forcément, il va y avoir des morts. Seulement, nous n’avons pas 24 h, mais juste 2h. On sait tous que notre héros est efficace, mais quand même, n’a-t-il pas ses limites ? Trêve de plaisanterie, c’est un peu là que le bât blesse. Le temps imparti est court, surtout que l’entrée en matière est assez longue. On est presque comme un poisson hors de l’eau, pas totalement dans notre élément, mais entouré de situations familières. L’Afrique et certains de ses problèmes sont réduit à leur forme la plus basique possible. De toute façon, il faut bien trop de temps pour expliquer les tenants et aboutissants de la situation du pays, de ses histoires de soldats, de guerre, vendetta et vente d’armes. Des coups d’états, des conflits, des crises, même en ne choisissant qu’un thème, c’est trop riche pour que 2 heures suffisent à donner naissance à quelque chose d’étoffé, surtout quand il faut, en plus, poser la situation, et mettre en place quelques éléments pour la saison à venir. On ne saura d’ailleurs jamais vraiment pourquoi l’adversaire tient tant à récupérer les enfants. L’histoire en Afrique aurait assurément gagné à ne pas être entrecoupé par des passages à Washington, qui se révèlent presque être ce qu’il y a de plus intéressant dans le lot. Nous découvrons la nouvelle présidente, un peu de sa famille, et assurément quelques nouveaux ennemis. En tout cas, cela attise vraiment la curiosité pour janvier.

Il faut attendre un peu avant que Jack prenne le flingue, et se mette à tuer du méchant. Il vise toujours bien, a le droit de se faire torturer, et finit bien évidemment par se sacrifier pour la cause, pour son ami, pour les enfants, parce qu’il le vaut bien !  On a le droit à notre dose d’action et de sacrifice. Le tout pour nous mener à la conclusion. Le destin de Carl est presque écrit dans la pierre dès les premières minutes, comme celui de Jack. Qu’importe ! Cela fait longtemps que j’ai vu 24 et ils ont réussi à me surprendre à quelques occasions.

Jack Bauer repart pour l’Amérique, pour qu’on puisse l’y retrouver en janvier. On nous a ainsi servi une histoire assez basique, qui rappelle à notre bon souvenir ce qui fait le meilleur et le pire de 24. Il ne reste plus qu’à prendre son mal en patience, jusqu’à janvier.