La famille Wilson déménage du Kansas à Beverly Hills, à cause de la santé de leur grand-mère. Alors qu’Harry, le père, prend les fonctions de nouveau principal du lycée, ses deux enfants, Annie, et son frère adoptif Dixon doivent se faire à leur nouvelle vie et école, West Beverly Hills High.

Il n’est pas nécessaire de se plonger dans un historique de 90210, il était plus que difficile de passé à côté ces derniers mois, la CW a mené une campagne promotionnelle assez intensive, soutenue par les médias, et le public qui a grandi avec la série mère, Beverly Hills, 90210.

On débute la saison par un 2-hour season premiere, soit deux épisodes, mais qui ont été construit en conséquence. La séparation reste visible, mais cela forme quand même un tout, surtout que certains personnages ne font leur arrivée que dans la deuxième partie.

Comme tout bon pilote, nous découvrons les personnages et les relations qui les lient. La famille Wilson est le centre, et donc c’est Annie et Dixon qui sont mis en avant, qui sont, si on peut dire, les nouveaux Brandon et Brenda de 90210. Ma préférence va sans conteste à Dixon, alias Tristan Wilds, qui, s’il a parfois quelques difficultés à trouver ses marques, m’aura fait rire plus d’une fois pendant ces 1h20. Annie est quant à elle une teenage assez basique.  Si on se tourne plus sur le plan de l’amitié et de trouver sa place au sein du nouvel environnement pour le frère (entre le fait qu’il soit noir, adopté et fils du principal, il y a de quoi faire), sa sœur hérite avant tout des histoires de cœur.

Nous sommes dans les quartiers huppés de Beverly Hills, nous évoluons au sein de la riche société. On peut souvent reprocher que les Américains ne savent pas bien retranscrire le style de vie de cette population, déjà qu’on n’est pas toujours très proche de la logique sur la vie d’un teenager. Les scénaristes se sont ici un peu plus lâchés, et l’Upper East Side peut aller se rhabiller. Entre l’adolescent le plus riche du bahut qui prend son jet privé pour aller à San Francisco, la party pour l’anniversaire des 16 ans dans ce qui à la taille d’être une boite de nuit huppée, et le fils d’un producteur (ou réalisateur, je ne sais plus) de porno, on peut dire qu’ils sont sur la bonne voie.

Sur le plan scénaristique, ce n’est par contre, pas toujours bonheur. Cela reste plaisant à regarder, et ils ont, comme il est si courant aujourd’hui, fait exploser le budget musical. D’ailleurs, j’ai même cru qu’ils ne s’arrêteraient jamais dans le premier quart d’heure. Bon en soit, ce n’est pas de la mauvaise musique, pas mal de commercial et quelques-uns qu’on entend dans un but promotionnel.

Il y a donc quelques idées à retenir, certaines d’ailleurs assez originales, mais on sent encore qu’on tâtonne. Ce n’est pas une grande surprise vu la vitesse à laquelle le projet a été monté. Il y a un matériau de base qui peut donner le jour à un teen show fun et déluré, mais tout va dépendre de l’avenir. Les personnages ne sont pas tous totalement maitrisés, même l’arrivée d’Annie et Dixon n’est pas complètement solide. On essaie vite de les rattacher aux autres, cela se doit d’être rapide. Pour ce début, les choix sont simples, chaque jeune représente un stéréotype, et certains sont évidemment assez fades. C’est les débuts, il faut laisser le temps aux scénaristes de prouver que non, le gars ou la fille, il a peut être une personnalité caché, ou bien, oui, elle est là pour être la bitch de service, il est là pour être le tombeur de ces dames (mais il est quand même romantique) ou ce genre de choses, tellement ordinaire dans ce type de show.

Un petit mot sur les anciens, nous avons Kelly et, dans la deuxième partie, Brenda. Elles s’intègrent plus ou moins bien à l’univers. Ici aussi, les scénaristes ont dû singulièrement manquer de temps, mais le monde des adultes devant être aussi exploré (cet aspect n’est pas vraiment bien dosé et géré ici), elles pourront à l’avenir peut-être, être part entière du nouveau show.

Les débuts de 90210 ne sont donc pas mauvais. Pas mal de défauts, mais aussi quelques qualités, et du potentiel.