Agent Carter, saison 1 : l’univers de Peggy sans Captain America

Agent Carter

Après Agents of S.H.I.E.L.D., l’univers Marvel sur petit écran a continué de s’élargir sur ABC grâce à Agent Carter. Celle-ci propose surtout d’étendre l’univers installé dans Captain America à travers son personnage féminin principal, Peggy Carter.

Se situant après le premier volet des aventures de Steve Rogers, Agent Carter prend place dans le monde d’après-guerre au sein duquel Peggy a été relégué à un travail de bureau au S.S.R. – la Strategic Scientific Reserve.

Très vite, la série se dote d’un message féministe porté par une héroïne qui est entourée d’hommes plus ou moins compétents qui la sous-estime. C’est une position qu’elle aura l’opportunité d’exploiter à son avantage au fil des épisodes, mais qui la pousse aussi à vouloir obtenir la reconnaissance qui lui est due.

Avec le fameux Howard Stark accusé à tort de trahison, Peggy Carter se lance dans un double jeu pour prouver l’innocence de son ami qui n’a alors d’égales que les manipulations de ses adversaires. Ce qui se présentait comme une sorte de chasse au trésor pour retrouver les dangereuses inventions volées de Stark prend bien entendu d’autres proportions lorsque Peggy découvre qu’il se cache derrière un ennemi du nom de « Leviathan ».

De là, Agent Carter déroule une intrigue manquant de cachet qui se repose sur une menace frôlant l’abstrait. Celle-ci ne gagnera en crédibilité que grâce à l’autre personnage féminin fort du show donnant du fil à retorde à notre héroïne dans la dernière ligne droite.

Malgré une saison ne se composant que de 8 épisodes, Agent Carter se montrera avare en informations et même très superficiel dans son traitement de ses personnages. Avec un film derrière elle, Hayley Atwell peut doter Peggy Carter d’une complexité palpable et pousser les émotions de son personnage plus loin que le scénario ne le permet.

Malheureusement, ses collègues ne sont pas aussi bien lotis et vont pâtir d’une écriture très légère sur un plan psychologique. Les approfondissements de l’agent Jack Thompson (Chad Michael Murray) ont des répercussions plus que limitées sur sa personne alors que ceux offerts à leur patron Roger Dooley (Shea Whigham) n’existe que pour fournir un poids dramatique lorsque la tragédie frappera l’équipe de plein fouet vers la fin de la saison. Si Daniel Sousa (Enver Gjokaj) se présentait comme le membre le moins caricatural au départ, son absence de développement lui sera néfaste.

Dans de telles conditions, l’univers de l’Agent Carter a bien des difficultés à s’étoffer et il n’est pas surprenant alors que les meilleurs éléments narratifs soient tout droit sortis – ou presque – de Captain America. Malgré une présence restreinte, Howard Stark se révèle vital à Peggy, non pas parce qu’il lui fournit un objectif à atteindre, mais parce qu’ils ont passé commun qui donne à leur relation une véritable complexité. Derrière la nature de womanizer et la nonchalance se cache un homme aussi intelligent qu’ambitieux, mais aussi avec ses blessures personnelles. Entre les deux figures se trouve le fantôme de Steve Rogers qui, rien qu’à être évoqué, semble nous entrainer inexorablement dans une direction plus émotionnelle. On a beau le savoir vivant à notre époque, sa perte se ressent.

Surtout, Peggy Carter est assistée par Jarvis, le majordome de Howard (qui inspirera l’intelligence artificielle de Tony dans les films). Il devient alors très vite essentiel aux épisodes d’Agent Carter, apportant une fraicheur inattendue à travers sa relation avec Peggy qui sera compliquée par certains mensonges, mais qui ne perdra jamais en crédibilité. Le personnage vogue entre un rôle humoristique et un plus émotionnel, sans tomber dans les excès grâce à la performance inspirée de James D’Arcy.

Jouant sur la position d’agent double de Peggy, Agent Carter se frotte à la place de la femme dans cette société d’après-guerre avec une certaine énergie, mais sans pour autant trouver un moyen d’élever la conversation au-dessus des principaux constats. Si notre héroïne finit par se retrouver face à une autre femme forte, reste que la série a bien des difficultés à fournir du matériel à ses personnages et à donner aux enjeux une véritable ampleur. On retiendra sans aucun doute le traitement plus intéressant fait autour du deuil du personnage principal (et d’Howard) pour les entrainer à tourner la page Steve Rogers et bien entendu, l’inimitable Jarvis.

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