Agents of SHIELD saison 4 poursuit sa course entre politique et robotique

Cet article couvre les événements des épisodes 9 à 11 de la saison 4 d’Agents of SHIELD et n’est pas sans contenir quelques spoilers. Vous êtes prévenus.

Voilà maintenant un moment qu’Agents of SHIELD a trouvé son rythme et sa formule. Si cela a donné lieu à de bonnes surprises par le passé, cette saison 4 est un peu maladroite dans sa transition entre ses deux arcs narratifs. Plus précisément, toute cette histoire de Ghost Rider et de Darkhold apparaît comme bien anecdotique face aux enjeux qui se développent au cours de LMD (Life Model Decoy). En fait, le seul mérite du récit concernant le Ghost Rider se trouve dans son travail introductif vis-à-vis des différents éléments nécessaire pour bien comprendre ce qu’il se trame.

Le postulat de base est donc le suivant : L’agent May (Ming Na Wen) est entre les mains d’une AIDA désormais autonome et a été remplacé par un androïde à son image au sein de l’équipe de Coulson. Bien sûr, ni l’androïde ni le reste de l’équipe n’a conscience de la supercherie et les motivations derrière la création de cette copie de May tardent à se dévoiler. Il faut en fait attendre l’épisode 11 pour avoir une vague idée du rôle que va jouer May dans le plan qui se met en place. Si la finalité est pour le moment délibérément tenue secrète, il n’en reste pas moins que les révélations à la chaîne parviennent à créer des enjeux assez excitants pour la suite.

En vérité, choisir l’agent May comme première concernée par la machination en place est un choix payant. Depuis le début de la série, May a toujours été présentée comme une force de la nature, capable de se tirer de n’importe quelle situation. De ce fait, la placer face à une sur laquelle elle n’a aucun contrôle et pas de possibles options pour s’en sortir, fonctionne comme la disparition de Simmons. La crainte qu’elle ne s’en sorte pas indemne ou même vivante est bien présente, surtout quand les moyens employés pour la garder en captivité sont loin d’êtres courants.

Il faut cependant reconnaître que la révélation sur l’orchestrateur du remplacement de May ainsi que sur ses motivations n’était pas vraiment une surprise. Si l’excuse du Darkhold concernant la « rébellion » d’AIDA (Mallory Jensen) tenait un instant la route, il était certain qu’elle ne suffirait pas pour toute une saison. Il est d’ailleurs plaisant qu’à l’heure où le petit écran donne de plus en plus de place à l’androïde et son éveil émotionnel, Agents of SHIELD décide de prendre la tangente.

Cela ne veut pas dire que cette thématique n’est pas présente, seulement qu’elle n’occupe pas une place prépondérante dans le récit, ce qui laisse ainsi la place à des développements internes à l’équipe.

En ce sens, les épisodes 9 à 11 de cette saison 4 d’Agents of SHIELD offrent une place de choix à des intrigues secondaires et des éclaircissements bienvenus sur le sénatrice Nadeer (Parminder Nagra), le directeur Mace (Jason O’Mara) et le docteur Radcliffe (John Hannah).

Au-delà de les humaniser, en apprendre un peu plus à leur sujet permet de leur donner une consistance qui les impose au cœur du récit de manière organique. L’empathie créée à leur égard n’est peut-être pas forcément positive, mais il est difficile de ne pas être sensible à leur histoire. D’autant plus quand les thématiques politiques de cette seconde partie de saison font échos à un climat bel et bien présent autour de nous – les super pouvoirs en moins bien sûr.

Heureusement, prendre le temps avec les personnages secondaires n’empêche pas l’équipe créative de pousser les membres du SHIELD dans de nouvelles directions. Si Simmons (Elizabeth Henstridge) et Daisy (Chloe Bennet) se retrouvent par exemple avec de nouvelles responsabilités à embrasser, la voie prise par Fitz (Ian de Caestecker) a de quoi intriguer. La science a toujours occupé une place de choix dans sa vie et il n’est pas étonnant de voir que son attachement à AIDA le force à s’engager vers des choix plus sombres qu’à l’accoutumée. La véritable surprise est le sentiment de culpabilité et de responsabilité presque paternelle qui ressort à la place d’une possible curiosité scientifique. Le voir émotionnellement aux prises avec ce dilemme promet des conséquences dramatiques que ce soit pour lui, sa relation avec Simmons ou le reste de ses collègues du SHIELD.

Finalement, si Agents of SHIELD ne se départ jamais de maladresses et reste quelque peu brouillonne en accumulant les informations et retournements de situation, l’ensemble parvient sans grand mal à intriguer pour la suite. Les thématiques développées autour des intelligences artificielles étant loin d’êtres neuves, il ne tient qu’à Agents of SHIELD de créer la surprise en prenant son spectateur à revers.

Tags : Agents of SHIELD moins...
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