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Alice (Mini)
heureDecember 9, 2009 - 2:46 | categoriesBilans de Saisons > Mini-Séries > Série US | commentaires1 commentaire

Alice (Mini)

En voulant venir en aide à son petit-ami, Jack, Alice se retrouve à Wonderland, un monde étrange où la Reine de Cœur règne d’une poigne de fer et où une industrie domine en vendant des sentiments sous forme de boisson. La jeune femme, aidée d’Hatter, va chercher à retrouver Jack et à rentrer chez elle.

Deux ans après Tin Man, Nick Willing revient avec une minisérie SyFy qui, cette fois, joue avec Alice au pays des merveilles. Vu le ratage de son précédent projet, on pouvait craindre le pire avec cette nouvelle aventure de fantasy futuriste qui veut réinventer un classique de la littérature.

Autant le dire tout de suite, le résultat n’est pas aussi mauvais qu’on pouvait le craindre. Mais avant d’arriver à la conclusion, commençons par le début.

Alice est prof de karaté et cherche son père qui a disparu depuis qu’elle a 10 ans. Elle vit avec sa mère et n’a pas une vie sentimentale très florissante, bien que le dernier prétendant en date, Jack, semble être le bon. Malheureusement, non seulement celui-ci va un peu vite en besogne, mais en plus, il se fait kidnapper sous ses yeux. Une course poursuite plus tard, nous voilà à Wonderland.

Si au premier abord, l’univers à moitié en ruine qui nous est présenté n’est pas très accueillant, nous allons rapidement nous retrouver devant un festival d’art déco assez original qui offre une dimension visuelle assez intéressante, mais également mystérieuse à ce Wonderland. L’esthétique travaillée va donc permettre d’accrocher l’œil, mais malheureusement, si la première partie de l’intrigue possède un certain rythme, la suite va être assez variable et notre intérêt va rapidement se diluer.

Il faut dire que l’histoire d’Alice, que l’on connait bien, s’est réalisée il y a bien longtemps et que celle qui nous est racontée aujourd’hui en est un mauvais héritage. Du coup, tout ce que l’on retrouvera sera une réappropriation de l’iconographie et de mots clés qui permettent de contenir l’intrigue dans son univers. Passé ça, il s’agit d’une suite logique et classique d’évènements dont peu possèderont des twists réellement intéressants, ou même surprenants.

Malgré ça, Alice possède une force insoupçonnée qui réside dans son casting. Même si l’on connait la majorité des acteurs, vu le scénario qui leur est donné, on ne pouvait pas s’attendre à des miracles, mais ils vont parvenir à en tirer le maximum. Ainsi, Caterina Scorsone nous offre une Alice déterminée, mais pas infaillible ; Andrew Lee Potts devient Hatter, un sidekick assez probable qui grandira dans l’aventure ; Matt Frewer nous refait le coup de l’allumé qu’il maitrise assez bien ; Philip Winchester est un prince charmant parfois trop lisse ; Kathy Bates est la Reine de Cœur appuyé par un Colm Meaney plutôt en forme. Chacun à sa manière montre qu’il y croit et s’impose sans discuter dans le rôle.

Au final, à défaut d’être vraiment mémorable, Alice réussit à se montrer suffisamment consistante pour offrir un divertissement convenable, à défaut d’être plus. Avec une intrigue plus rythmée, complexe, et qui aurait exploité de manière moins accessoire les concepts qui alimentent l’univers,  le résultat aurait pu devenir mémorable. Quoi qu’il en soit, cela se laisse regarder sans souffrance.

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  1. [...] Au fond, c’est un peu dommage, car c’était mieux que Tin Man… Vous pouvez lire le bilan ici. [...]