Aliens in America
À 16 ans, Justin Tolchuk, un jeune lycéen impopulaire du Wisconsin, a du mal à se faire des amis. Lorsque sa mère accepte d’accueillir un étranger dans le cadre d’un échange scolaire, elle s’imagine voir arriver un brillant jeune nordique qui fera profiter de sa « cool attitude » à son fils. La réalité est tout autre : le nouveau venu s’appelle Raja Musharaff et est Pakistanais. En dépit du fossé culturel, une amitié se crée entre les deux jeunes garçons…

Aujourd’hui, le monde de la sitcom est encore plus cruel que le monde du drama ou de la comédie. L’innovation en 20 minutes montre en main est tâche des plus ardue, et chaque année apporte son lot de déception. Chaque année apporte aussi une bonne sitcom. Cette année, l’évidence des pilots est là : Aliens in America est l’une des rares sitcoms à prendre un peu de risques. D’un autre côté, il n’y a pas foule de nouveautés à ce niveau-là, mais mélangées à la masse, ça reste d’un point de vue général, l’une des rares séries à toucher une corde sensible américaine, et à le faire bien.
La sitcom n’est pas mon genre. En tout et pour tout, Malcolm In The Middle fut la seule et unique que j’ai vu de A jusqu’à Z. La dernière survivante à ma liste est My name is Earl, que je regarde. C’est la seule, je n’ai pas suivi 30 Rock l’année dernière.
Donc, me voici, me voilà devant une nouvelle sitcom, et folie ! j’ai même choisi de faire les reviews en cette journée si chargée. Car, finalement, Aliens in America a réussi à me séduire. Je ne suis pas morte de rire du début jusqu’à la fin de l’épisode, mais au moins, l’ambiance de la série est clairement agréable, et les personnages attachants.
Justin rentre peut-être dans une idée stéréotype, où le geek est devenu populaire à la télévision. Pourtant, de tous les portraits qu’on a eus droits, il est ce qu’il existe de plus proche d’un type impopulaire de 16 ans. L’acteur a beau avoir 22ans, pour une fois, le choix est bon, il ne fait pas son âge (un peu comme Frankie Muniz à l’époque de Malcolm). On ne pourra pas critiquer ça, pour une fois, et sur la CW en plus ! L’intégration de Raja au sein de la famille permet de bons dialogues, mais je parierais vite que finalement, c’est à l’école, et en dehors que ce sera le meilleur. La série se moque gentiment des mauvaises connaissances historiques américaines, et des clichés qu’on incombe aux origines. Mais, elle n’en abuse pas. On ne ressent pas une quelconque leçon de morale, il s’agit juste de faire de la comédie. Pour certains même, Aliens in America ne réussit même pas ça. Raja n’aurait pas la tête d’un Pakistanais et certaines idées exposées dans le pilot (sa façon de s’habiller par exemple) ne sont pas vraiment comme ça. En toute honnêteté, je rigolerais bien à ceux qui osent critiquer ça, car en tant que français, les clichés on les connaît. Toute culture vue à travers un œil étranger se révèle fausse pour celui qui est concerné. Le principal atout de la série est de présenté Raja comme quelqu’un d’ordinaire et de finalement, se préoccuper que peu de ce qu’il est, mais plus de son intégration. Il s’agit qui plus est, d’un parallèle avec Justin qui vit presque comme un étranger au sein de son propre pays. C’est avant tout ça le point de départ de la série.
Le pilot expose aussi de plus grandes ambitions pour la série, ne se limitant pas à un type de comédie. Et pour ça, nous avons la sœur, qui ne sert qu’à ça, un élément comique à part entière. Je ne sais pas si elle va rester ainsi tout du long, je ne pense pas, mais pour l’épisode, c’est assez efficace.
Les parents ont aussi leur rôle à jouer et entre un père obsédé par le fric, et une mère qui fait croire à son fils que sa grand-mère est mourante, on sent tout de suite.

Aliens in America démarre avec un pilot de bonne qualité. En espérant que la série tienne la route.

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CaroleC
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