American Horror Story: Cult – l’irrationnelle anxiété post-élection (7.01)

Nous en sommes à la saison 7 d’American Horror Story et il semble que Ryan Murphy et Brad Falchuk sont en manque d’idées quand il est question d’horreur. C’est pourtant un genre qui ne cesse de se renouveler en recyclant éternellement les mêmes concepts pour mieux les réinventer. Il y a certainement encore matière à réaliser dans les limites de la série.

Cependant, ce premier épisode de Cult laisserait presque penser que le duo a simplement jeter l’éponge avec l’horreur et tente de donner le change avec des clowns, car ils sont à la mode en ce moment (cf. la nouvelle adaptation de Ça de Stephen King).

L’histoire de cette saison 7 débute le soir de l’élection de Donald Trump. D’un côté, nous avons Kai Anderson (Evan Peters) qui se réjouit du résultat, voyant là un signe d’une possible renaissance par le chaos. De l’autre, nous avons Ally Mayfair-Richards (Sarah Paulson) qui perçoit la défaite d’Hilary Clinton comme étant la fin de son monde.

On ne tarde pas à découvrir que l’élection n’est qu’un élément déclencheur pour elle. Ally a toujours été handicapée par différents types de névroses et celles-ci refont surface d’un seul coup. C’est dérangeant pour elle, mais loin d’être effrayant pour nous.

Pour compenser, Murphy et Falchuk ramènent ce bon vieux Twisty the Clown d’American Horror Story: Freak Show afin de poser un motif — principalement visuel. Il y aura ainsi plusieurs clowns tueurs dans ce season premiere, mais il est difficile de déterminer lesquels sont réels et lesquels sortent de l’imagination des personnages.

Cette relation fragile avec la réalité n’aide pas l’angle pseudo-satirique recherché par les scénaristes à prendre racine. Leur histoire se met alors rapidement à ressembler à un assemblage hasardeux d’idées collectées ici ou là pour donner forme à un récit dont la finalité n’est pas vraiment claire pour le moment.

Ce dernier point n’a rien de surprenant. Traditionnellement, il faut attendre qu’une saison d’American Horror Story soit bien avancée pour que la thématique générale s’impose à nous. Malgré tout, Cult parait vouloir dire des choses dans son introduction, mais cela ne ressemble qu’à une moquerie des divagations nées des excès des démocrates en perdition ou de leurs opposants suite à la victoire de Trump.

Au final, l’idée semble au premier abord d’offrir un commentaire sur l’irrationalité contagieuse qui affecta le pays post-élection, mais cela tombe à plat pour le moment — et ce ne sont pas quelques clowns tueurs et une Sarah Paulson hystérique sur commande qui vont rectifier le tir.

Concrètement, American Horror Story: Cult a sérieusement besoin de s’éloigner rapidement de ses ambitions satiriques et d’affirmer son approche horrifique au-delà de l’auto-référence. Ce premier épisode fait en tout cas plus régulièrement rire involontairement qu’il ne fait trembler, et ce n’est pas vraiment ce que l’on attend à voir quand on se met devant cette série.

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