American Horror Story: 1984 – Mr. Jingles (9.02)

Après un épisode introductif qui tourna les poncifs du slasher à la caricature, American Horror Story: 1984 se poursuit en employant ces derniers comme il se doit. Bien entendu, ils sont datés, trop familiers et prévisibles, mais ils ont perduré si longtemps pour une raison. Ils sont efficaces.

Le problème est que, si cet épisode 2 montre que les scénaristes sont capables d’embrasser le genre à sa juste valeur en nous livrant quelques morts bien orchestrées, l’histoire de manière générale se révèle être bien plus faible — et ce n’est pas l’ajout d’un fantôme qui va y changer grand-chose.

Brooke est un bon véhicule pour jouer avec les clichés du slasher, mais lui offrir une backstory baignant dans le sang est le type de surenchère qui ne sert à rien et cela laisse penser que les scénaristes n’ont pas forcément confiance dans ce qu’ils veulent raconter et préfèrent en rajouter pour assurer leurs arrières. De plus, avec un épisode de moins de 40 minutes, mettre plus d’un flashback est un peu excessif quand il y a deux tueurs en série qui utilisent le camp de vacances comme terrain de chasse.

Le second flashback concerne le Night Stalker. American Horror Story a pour habitude, malheureusement, de romantiser les serial killers. Richard Ramirez est un véritable meurtrier qui est développé ici comme étant une victime. L’idée n’est probablement pas de le rendre sympathique, mais de continuer à suggérer que Margaret est certainement une tueuse, mais il y a quelque chose de fortement dérangeant dans la représentation qui est faite de Ramirez.

Mr. Jingles n’a pas ce problème pour le moment, puisqu’il est utilisé pour laisser des cadavres au milieu de la route et rien de plus pour l’instant. Il incarne un archétype et le fait assez bien. Sa présence fait monter les enjeux de façon concrète et c’est tout ce que l’on peut attendre d’un personnage comme celui-ci.

Il reste donc unidimensionnel et ce n’est pas handicapant pour le récit. C’est toujours préférable à ce qui est fait autour de Brooke pour essayer de la rendre plus consistante. Dans ce registre, Xavier s’en sort mieux, car les révélations qui sont faites sur sa personne permettent de fissurer sa façade arrogante pour montrer quelqu’un pouvant être pathétique et tragiquement humain, même si cela frôle par moment la farce.

C’est un peu le souci en ce début de saison pour American Horror Story: 1984. D’un côté, nous avons une série qui ressemble à un pastiche parodique. De l’autre, nous avons un hommage presque révérenciel aux slashers. Les deux cohabitent difficilement et se nuisent mutuellement dans cet épisode 2 qui est tout de même une amélioration par rapport au season premiere.

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