American Housewife : La famille de trop d’ABC (Pilote)

American Housewife (pilote)

Combien de sitcoms familiales un network peut-il diffuser avant que cela ne devienne absurde ? ABC tente de répondre à cette question et American Housewife pourrait bien être le point de rupture.

Cette création de Sarah Dunn est donc là pour couvrir les dernières bases laissées libres par TOUTES les autres comédies de la chaine. À en croire ce premier épisode, les options restantes n’étaient pas très glorieuses. Si ça traine dans un coin, on le ramasse et on le met dans la dernière série à être lancée. La pauvre ressemble alors étrangement à un patchwork de stéréotypes qui n’ont rien à faire ensemble.

Tout d’abord, nous avons la fort sympathique Katy Mixon (Mike & Molly) qui mérite plus que d’être à la tête d’un show qui la caractérise en faisant d’elle The Second Fattest Housewife in Westport – ce qui était le titre original de la série. Elle joue Katie Otto et elle est en surpoids – et cela ne va pas changer. Son problème est qu’elle vit donc à Westport où les femmes de 40 ans sont obsédées par avoir le corps d’adolescentes. Pire, sa propre fille adolescente (Meg Donnelly) se met à leur ressembler.

Katie a bien entendu d’autres soucis. Entre la petite Anna-Kat (Julia Butters) qui souffre de troubles obsessifs du comportement, son fils (Daniel DiMaggio) qui est une pourriture de capitaliste et son mari qui parait avoir du mal à la suivre – pauvre Diedrich Bader –, Katie doit également gérer le fait que l’actuelle Second Fattest Housewife in Westport déménage.

Quand American Housewife s’arrête 10 secondes de parler du poids de Katie, il est donc question de celui des autres – ou des problèmes de sociabilité de la petite dernière. Le souci est que si la jeune Anna-Kat et sa peur des microbes apportent le genre de gentille excentricité qu’une telle comédie pourrait transformer en or, tout est contrecarré par… tout le reste.

Concrètement, Sarah Dunn ne semble vraiment pas avoir grand-chose de neuf à raconter et ce pilote en devient terriblement redondant. Si on passe outre le fait que le point de départ ressemble à la version Suburgatory d’Odd Mom Out – la série de Jill Kargman –, il n’y a rien de réellement frais et original qui s’affirme suffisamment pour donner à American Housewife un intérêt particulier. En fait, si on exclut son casting, cette comédie n’a pas grand-chose qui joue à son avantage.

Il est ainsi évident à ce stade qu’ABC a bien été au bout des variantes à explorer pour faire une sitcom familiale. Là où Speechless propose une famille immédiatement attachante et animée par une véritable énergie, American Housewife en fait des tonnes pour essayer en vain de prendre forme. Il est donc probablement temps que la chaine change de registre.

 

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