En saison 1, Angel prend ses quartiers à Los Angeles

23 Juil 2016 à 17:30

Angel - Saison 1

Lorsqu’elle a été lancée le 5 octobre 1999, Angel commençait avec un certain handicap malgré son attractivité. Elle devait jouer avec le fait que son aînée, Buffy The Vampire Slayer, était devenue en l’espace de trois saisons une série culte à la portée internationale. Difficile de rivaliser et, si elle ne le fera jamais vraiment, étant constamment éclipsée dans l’ombre quand on regarde en arrière le Whedonverse, elle a eu son succès et mérite toute l’attention qu’on va lui porter ici.

La série débute après une dernière bataille à Sunnydale. Angel (David Boreanaz) décide de quitter la petite ville pour Los Angeles et d’ouvrir une agence de détective privé afin de combattre les démons qui peuplent la mégalopole américaine. Depuis que des bohémiens ont maudit le vampire en lui rendant son âme, il cherche à expier ses fautes en portant secours aux innocents. C’est cette mission personnelle qui constitue dès lors les fondations de la série.

En montant Angel Investigations avec comme slogan éloquent « Help the helpless« , le vampire s’impose une tâche à la finalité difficile à entrevoir tant elle est grande. Bien sûr, il recevra de l’aide. Son équipe se compose d’Allen Francis Doyle (Glenn Quinn), un demi-démon doté de visions envoyées par « The Powers That Be » – des puissances supérieures –, et de Cordelia Chase (Charisma Carpenter). L’ancienne membre du Scooby Gang dont la carrière d’actrice peine à décoller rejoindra ainsi son vieil acolyte avec son légendaire caractère et un besoin certain d’argent (qui ne viendra jamais).

Les scénaristes installent avec cette équipe une formule à la semaine relativement simple : chaque vision de Doyle les mène sur une affaire surnaturelle et criminelle qui sera résolue à la fin de l’épisode – parfois avec l’aide de la police en la personne de Kate Lockley (Elisabeth Röhm). Si la construction peut sembler routinière – et elle l’est la plupart du temps –, elle n’en oublie pas de chambouler le spectateur, notamment avec la mort de Doyle à la mi-saison.

La notion de sacrifice est essentielle à Angel, tant dans ce que le vampire doit laisser de sa vie personnelle – il ne peut vivre de grand amour sous peine de perdre son âme – que des dangers qui planent sur tous les personnages. Si cela est exposé de manière bien plus forte et intelligente dans les saisons suivantes, le sacrifice de Doyle dans cette saison 1 est l’élément qu’il fallait pour réellement lancer la série dans une bonne dynamique. Wesley Windam Pryce (Alexis Denisof) rejoint à son tour le show, tandis que Cordelia hérite des visions et une nouvelle équipe est constituée.

Pourtant, si cela permet de dépeindre un Los Angeles bien plus sombre que Sunnydale, les histoires de la semaine peinent à garder une certaine constance tout au long de la saison. Angel souffre alors de cette formule qui l’enferme dans un canevas dont il est difficile d’extraire une vision d’ensemble sur le long terme. L’univers ne se construit presque uniquement qu’à travers ces vignettes de vies et de combats, freinant le développement d’une mythologie telle que Buffy a pu bâtir. Si l’affluence des résidents de Sunnydale (Buffy, Faith, Spike) contribue à garder une connexion avec le Whedonverse, la saison se définit surtout par sa capacité à créer des liens entre ses protagonistes principaux, avec un humour salvateur.

Fort heureusement, Angel nous présente un ennemi récurrent qui permet de maintenir un certain fil rouge tout au long de la saison. Wolfram & Hart, un cabinet d’avocats au service du Mal, veut mettre Angel hors d’état de nuire. Souvent représenté par deux avocats, Lilah Morgan (Stephanie Romanov) et Lindsay McDonald (Christian Kane), il incarne le Goliath dans le combat contre les démons du vampire et nous offre ainsi un os à ronger en attendant que les menaces se fassent plus importantes. Des pistes nous seront données au travers d’indices sur des événements à venir comme l’Apocalypse et la prophétie Shanshu concernant Angel, mais c’est ici trop maigre pour intéresser pleinement.

La première saison d’Angel est dès lors perfectible, mais pose les bases de manière consciencieuse. Il est dommage qu’elle s’enferme dans des histoires éphémères n’ayant aucun réel impact sur l’ensemble, bien que celles-ci participent à une mise en place des dynamiques entre des personnages bien écrits et une ambiance relativement légère qu’elle malmènera par la suite en fournissant des défis plus importants et plus dangereux.

Naturellement, l’intégrale d’Angel est disponible en DVD.

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