Army wives
Il y a de ça 13/14 semaines, j’écrivais pour Critictoo une review sur le pilot de la nouvelle série Lifetime, Army Wives
Le plus gros succès de la chaine vient de s’achever et on sait d’or et déjà qu’il y aura une saison 2.
Comme je l’expliquais dans ma review du pilot, la série tourne autour du destin de 4 femmes de maris militaires et d’un homme marié à une femme militaire : Claudia Joy, Pamela, Roxy, Denise et Roland.
Chacun va avoir droit à sa part d’intrigues et à son développement.

Claudia Joy est celle mariée au mari le plus haut gradé, permettant d’exposer les conflits de femmes de militaires, et aussi la vraie place qu’occupe la femme quand l’homme est à une position envié.
Si Claudia Joy en elle-même n’aura pas d’évolution, son passé et ses relations seront exposés, et aussi, l’une de ses filles Amanda, aura une place à elle.
Pamela Moran, après avoir été mère porteuse subit une large évolution. Comme si, les relations qu’elle entretenait avec son mari, son entourage, prenaient une tout autre tournure. Pam est une forte tête, et son mari fait partie d’une unité d’élite. Il s’agit là aussi d’un pan de l’armée, ma foi, assez étrange, vu qu’on ne sait rien de ce qu’il fait. Pam servira surtout au départ d’amie de Roxy avant d’avoir le droit à ses doutes amoureux, et à être à la radio.
Roxy LeBlanc est celle par laquelle on pénètre dans l’univers de l’armée. Toute neuve, et assurément pas du tout à la pointe de la mode de l’armée ne se retrouvera finalement pas tant que ça au cœur de l’histoire, mais bénéficiera d’une belle attention. Sa famille se construisant, et sa vie se développant, tout au long, Roxy aura le droit à des histoires, en partie dû à son adaptation, balance entre son ancienne vie et sa nouvelle.
Denise Sherwood apparaissait comme la plus faible du lot, et ainsi la plus inintéressante. Un grand manque de personnalité l’avait conduite à laisser son fils la taper. Comme tout ce qui a été lancé dans le pilot, cet intrigue se finira – et moi foi, son développement sera bien géré – pour laisser Denise déployer ses ailes. Si Catherine Bell n’est pas une actrice de charisme, cela convient parfaitement au rôle, et la voir changer, prendre des décisions, a rendu Denise bien plus intéressantes que le début ne le présager.
L’homme de la bande – Roland – est sûrement celui qui gérera bien moins le virage, car l’incapacité des scénaristes à essayer de lui donner une story-line d’intérêt en dehors de son couple (hors l’épisode avec Jason Wiles) fera de Roland l’élément faible. Pourtant, on l’aime bien. Le personnage, et la place d’un homme au sein de ce milieu, de même que celle de médecin – fonction qu’il occupe – auraient valu, je pense, plus le détour. Joan, sa femme, n’étant pas non plus des plus sympathiques dans les débuts, cela est alors plus handicapant.

Au cours de ces 13 épisodes, la série nous révélera ses faiblesses. À la différence de certains, je ne parlerais pas de patriotisme. Nous sommes dans l’armée, avec des hommes qui servent leur patrie. Il y a des conflits, mais ils aiment leur travail. Il est donc normal qu’on ne soit pas là à médire sur la guerre, mais plutôt le contraire. Il s’agit de la vie de soldats et de femmes, qui, au fond, travaillent tous pour l’armée. Alors, ne soyons pas hypocrites, il est normal que nous ayons droit à du patriotisme. Les défauts de la série se trouvent plutôt dans sa façon d’amener certains éléments, ou leur thématique d’épisode, pas toujours bien fait, plus ou moins intéressant, et tombant à quelques occasions dans la mièvrerie féminine. Il est évident qu’Army Wives est avant tout destiné à un public féminin, et certains épisodes souffrent clairement des défauts du genre. En règle général, la série s’en tire quand même assez bien, et l’envie de regarder toutes les semaines est bien présente. Avec des histoires assez simples, les scénaristes arrivent à créer un véritable attachement entre le public et « les femmes de l’armée. »
Army Wives n’est pas la révolution du genre, mais une série qui réussit bien dans son genre.

avatarUn article de .
CaroleC
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