Arrested Development - Pilot (1.01)
Faites  connaissance avec la famille Bluth. Quand son père, George Sr. nomme sa femme à la tête de la compagnie Bluth, Michael décide de partir en Arizona. Mais, avec le père en prison, le reste de la famille réalise qu’elle a besoin de Michael.

Suite à un sondage en bonne et dû forme, vous avez voté et décidé que c’était Arrested Development, série de Mitchell Hurwitz, qu’il fallait que je visionne, et cela implique donc d’en parler. Me voici donc à écrire ces lignes suite au visionnage de l’incontournable pilote, point de départ sacré de toute série.

Ce premier épisode nous introduit donc la famille Bluth dans toute sa splendeur où un seul membre semble assez sain d’esprit et les pieds sur terre, Michael. Il vit dans une model home avec son fils, George Michael, et attend le moment merveilleux où son père, George Sr., va le nommer successeur pour la compagnie Bluth, la seule raison pour laquelle il supporte encore sa famille. Mais, cela n’arrive pas, c’est sa mère, Lucille, qui hérite du flambeau, pour le plus grand bonheur de Lindsay, sœur jumelle de Michael. Seulement, la police arrive, le père est arrêté, et après avoir mis à la tête de l’entreprise Byron, tout le monde réalise que c’est de Michael dont ils ont besoin. Encore faut-il qu’il veuille bien rester…

Le pilote est extrêmement introductif. 21 minutes pour neuf personnages, c’est peu. Pas suffisant, dans mon cas, pour retenir les prénoms de chacun. Assez, en soi, pour situer tout le monde, mais cela n’est pas bien difficile vu les traits de caractère des protagonistes, où la stabilité et la logique ne règnent pas. La série possède son propre style visuel, ce qui est une bonne chose, la rendant vite identifiable au premier coup d’œil. Ron Howard est le narrateur officiel des aventures de la famille Bluth, et je dois bien admettre adorer sa voix.

L’ensemble ne laisse pas indifférent, même s’il est évident qu’il est un peu difficile, dans le contexte de présentation, d’être mort de rire du début à la fin. Quelques scènes et répliques font leur effet, certains procédés bien connus du genre humoristique sont utilisés à bon escient, et le potentiel se sent. Il s’agit donc d’un début somme toute correct, manquant occasionnellement de finesse dans son procédé d’introduction, mais qui se laisse voir et suscite assez de curiosité pour donner l’envie de venir voir ce qui se passe ensuite.