Arrow saison 7 : L’héritage du combattant

24 Juin 2019 à 14:00

Cet article contient des spoilers sur la saison 7 d’Arrow.

Qu’il est loin le temps des premières saisons d’Arrow ! Avant que la série ne lance un univers qui la dépassera et qui la forcera à devenir de moins en moins réaliste, Arrow était l’histoire d’Oliver Queen, un homme qui a traversé l’Enfer et qui voulait sauver sa ville. La saison 7 tente de refermer cet héritage, avec plus ou moins de succès.

Il y a une chose que l’on ne peut pas nier. La saison a commencé avec un arc narratif fort. Avec Oliver en prison, les scénaristes ont pu raconter une histoire différente de celles auxquelles on a l’habitude avec la série. Cela a permis au Green Arrow de se frotter à d’anciens ennemis et d’en découvrir de nouveaux, le tout dans une ambiance dure qui rappelle l’audace des premières saisons.

Le point négatif de cette excellente partie de la saison, c’est que tout ce qui se passe du côté de la Team Arrow n’est clairement pas du même intérêt ni de la même qualité. Pas une seule seconde je ne me suis intéressé au sort de Ricardo Diaz qui, malgré les bonnes performances de Kirk Acevedo, ne s’est jamais élevé où que ce soit. Les Longbow Hunters ont apporté un peu de fraîcheur au tout début, mais c’était fort maigre. Et tout ce qui concerne nos héros ne m’a jamais touché de quelque manière que ce soit.

Récemment, j’ai revu les deux premières saisons d’Arrow et j’ai remarqué deux choses : l’absence de Moira, puis plus tard celle de Sara, a fait beaucoup de mal à la série ; et surtout, au début, il n’y avait finalement que peu de personnages. Malheureusement, cette saison 7, tout comme les précédentes, souffre d’un trop-plein, notamment dans la Team Arrow. Curtis, Rene, Dinah, Laurel-2, Diggle et Felicity, cela fait beaucoup. Cela fait même trop. Dès lors, tout ce qui concerne ces personnages n’a pas le poids attendu, surtout Felicity et son besoin de vengeance. Il n’y a qu’à voir le départ expédié de Curtis pour se rendre compte que les scénaristes ne savent plus depuis longtemps quoi faire de tout ce beau monde. Et lorsqu’Oliver rejoint les troupes, cela est encore plus flagrant.

Autre défaut de cette saison, une vraie difficulté à faire émerger l’ennemi principal. Il y a les Longbow Hunters, Diaz, la SCPD, Dante et enfin Emiko. Cette dernière avait le potentiel pour avoir un impact sur Oliver, mais ni Sea Shimooka ni l’équipe créative n’a su élever le matériel.

Malgré ces nombreuses critiques, la saison 7 se trouve à mon sens au-dessus de la quatrième ou de la sixième. La raison ? Des audaces scénaristiques bienvenues. Il y a un épisode film d’horreur avec le retour d’un ennemi efficace, un documentaire pour le 150ème épisode ou encore un épisode inspiré des séries policières avec un petit twist ont permis aux scénaristes de concocter une saison qui a su surprendre.

En outre, même si je sens être en minorité, j’ai beaucoup apprécié les flashforwards. Pas dans la logique interne à l’histoire, mais plutôt dans la fraîcheur qu’ils ont apportée. C’était agréable de voir les jeunes reprendre le flambeau, et ce, même si l’intrigue semblait par moment faire du surplace.

Surtout, ce qui me laisse un bon souvenir de cette avant-dernière saison, c’est sa conclusion. Non pas la fin de l’intrigue sur Emiko, expédiée sans ménagement, mais la fin de la série telle que nous la connaissions. Chacun a le droit à son petit au revoir et j’avoue avoir été plus que touché par la fin du bunker et de la Team Arrow d’origine.

Il faut dire qu’Arrow, c’était surtout Olivier. Ainsi, le voir heureux même si ce fut pendant quelques minutes m’a fait verser quelques larmes, Stephen Amell produisant sûrement ses meilleurs moments dramatiques. Avec l’arrivée du Moniteur pour préparer Crisis on Infinite Earths, Oliver part ainsi dans sa dernière aventure, une qui finira très probablement avec sa mort. À la fin du dernier épisode, le présent et le futur se rencontrent, dans une très belle dernière scène avec Felicity, qui fait ses au revoir à la série.

Sur bien des aspects, la saison 7 d’Arrow ressemblait à une conclusion. Réussir à clôturer de façon honorable une série qui est devenue bien plus étendue qu’on aurait pu l’imaginer était une tâche compliquée, surtout que les scénaristes n’ont plus la même main que dans les deux premières saisons. Néanmoins, malgré des défauts dont je n’ai pas pu passer outre, elle se termine dans un torrent d’émotions, tout en préparant les pistes pour la huitième et dernière saison. Je ne sais pas comment cette dernière sera agencée, mais j’ai pu voir Oliver heureux, ne serait-ce que quelques minutes. Et finalement, je n’en demandais pas plus.

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