DCI Gene Hunt (Philip Glenister) et DI Alex Drake (Keeley Hawes)

Alex pense être revenue dans le présent, où elle a des difficultés à se réadapter. Rapidement, elle se retrouve plonger en 1983, où elle se réveille à l’hopital, après avoir été tiré dessus par son boss, le DCI Gene Hunt, il y a de cela trois mois. Le travail reprend rapidement : l’équipe doit retrouver une fille kidnappée.

My name is Alex Drake and quite frankly, your guess is as good as mine.

Ashes to Ashes est de retour pour une troisième et dernière saison, décidée à fournir des réponses aux questions que l’on pouvait se poser depuis Life On Mars, comprendre le mystère entourant Gene Hunt et possiblement, le pourquoi du comment Sam ou Alex se sont retrouvés dans les années 1970-80.

La série en elle-même n’ayant jamais réussi à se débarrasser de l’aura de sa prédécesseure, pour la fin, elle n’a plus à s’encombrer d’essayer de devenir indépendante, cette saison 3 est là pour tout connecter et voir Alex mettre la main sur un dossier au sujet de Sam explicite ce fait.

Avant d’en arriver là, il faut relancer la machine, surtout que nous avions quitté Drake se réveillant à notre époque, et voyant Hunt à travers une télévision. Une fin de saison qui avait de quoi attiser la curiosité pour la suite, mais qui sera rapidement éclipsée, au point qu’on pourra se demander où est la frontière entre fiction et réalité dans le monde de Drake.

Un procédé qui a en tout cas l’avantage d’éviter qu’on se questionne trop sur la façon dont Alex rejoint de nouveau les années 80. Surtout que rapidement, Gene Hunt la ramène au boulot, auprès de l’équipe qui a dû s’organiser sans elle et sans leur chef (ce dernier avait filé en Espagne). Il y a plus que le kidnapping de Dorothy à résoudre, il y a aussi la façon dont Alex Drake s’est retrouvée dans un lit d’hôpital, et pour ce faire, Daniel Mays rejoint le casting de la série, pour y incarner le déjà très important DCI Jim Keats.

Le retour de Ashes to Ashes va donc s’orchestrer autour d’un dossier qui ne s’affirmera pas trop à cause de son classicisme (ce qui ne change pas trop des habitudes), et qui est en plus aisément éclipsé par les difficultés internes et les mystères liés à la mythologie de la série.

Nous avons pas mal d’insinuations qui annoncent plus la couleur de ce que va nous offrir cette saison que de véritables pistes à suivre. Et nous avons Jim Keats venu découvrir la vérité sur la balle que s’est prise Alex, et par extension sur l’équipe de Hunt. Mais autant le dire, ce n’est que le sommet de l’iceberg, l’homme étant rattaché dès les débuts à l’univers étrange et temporel de Drake et à la fin au mystérieux passé de Hunt. De quoi se poser des questions et entre nous, Daniel Mays s’impose de façon déconcertante, comme s’il avait toujours été là ou presque.

Pour son retour, Ashes to Ashes nous fait surtout un point sur la situation : où en sont les protagonistes et vers où cette saison doit nous emmener. L’épisode réussit avant tout à créer une soif de savoir ce qui se cache derrière Gene Hunt (au cœur de l’histoire) et la vérité sur Sam et Alex. Une bonne façon de reprendre.