Ashes To Ashes - Series One, Episode One
C’est 1981, et le DCI Gene Hunt est de retour. Quand Alex Drake se fait tirer dessus, en 2008, elle se réveille habillé comme une prostituée des années 80, sur un bateau. Complètement perdue, elle cherche à comprendre ce qui lui arrive, lorsqu’elle rencontre Gene Hunt. Tout s’éclaircit pour elle, car Alex a lut les rapports de Sam Tyler. Seulement, elle doit trouver un moyen de revenir à son époque.

2008. la DI Alex Drake emmène sa fille, Molly à l’école. Cette dernière lit le rapport de Sam Tyler, que sa mère garde avec elle, car elle écrit un livre. C’est alors qu’on l’appelle sur une scène de prise d’otage. Un drogué menace une jeune femme, et a demandé explicitement sa présence. Alex ne le connaît pas, mais quand sa fille va se retrouver en danger, tout va dériver. Un coup de feu est tiré, Alex panique, sans raison, Molly va bien. Le père de la gamine arrive, et sa mère lui dit qu’elles allumeront les bougies ensemble, c’est l’anniversaire de Molly.
Mais le kidnappeur l’attend dans la voiture, et la mène dans un tunnel, où il va froidement lui tirer dessus. A son réveil, Alex Drake se retrouve en 1981.

Nous sommes à Londres, là où Gene Hunt sévit depuis un an. 1981 ne ressemble pas à 1973, et Londres est loin de Manchester. Alex Drake est spécialisé dans la psychologie, et on peut bien s’imaginer qu’à l’époque, ce n’était pas un sujet très développé. Comme avec Sam Tyler, elle arrive avec des méthodes différentes, et se retrouve confronter à un style bien plus rentre-dedans. La marque de la fabrique de Life On Mars, c’était du réalisme dans le décor, des références culturelles dans les histoires. Ashes To Ashes part sur cette même voie. Tout est là pour nous représenter la vie de 1981, avec sa musique, ses coiffures et ses vêtements eighties. Quant à l’environnement policier, on a comme la sensation de se retrouver chez Deux Flics à Miami/ Miami Vice, et cet épisode y fait des références plus que direct. Les bateaux, les flingues, on tire à tout va, sans toucher personne. On est dans le style série télévisée de l’époque, et on s’amuse même avec les clichés.
Alex Drake est une femme forte, avec une connaissance sur le fonctionnement du cerveau plus poussé, et surtout, elle a lu les rapports de Sam Tyler. Sa façon d’aborder le problème est donc différente de notre DCI plongé en 1973, et à la fois semblable. Sachant comment il se retrouvait à entendre des voix, Alex va songer que cela va être de même pour elle : le téléphone, la radio, la télévision. Elle est à la recherche d’un indice, d’une information pouvant la faire rentrer chez elle. C’est astucieux, et la plupart du temps, propice aux rires. Comme les réparties d’Alex et de Gene. Le duo fonctionne dès les premières minutes, et apparaît déjà bien plus efficace que celui de Tyler/Hunt.
Les comparaisons entre les deux séries ne s’arrêtent pas là, étant donné que le pilote reprend le même concept que celui de Life On Mars. A l’époque, Sam Tyler enquêtait sur un serial killer en 2006, et se retrouvait à gérer le même dossier en 1973. Ici, Alex Drake se fait tirer dessus par un homme impliqué dans l’affaire de 1981.

Le départ est donc clair et efficace. Les marques sont posées, et même si beaucoup de références sont faites à la série mère, Ashes To Ashes a déjà son propre style. Déjà, par la mise en avant de Gene Hunt, qui va occuper une place de choix au sein de la série, bien plus importante qu’avant. L’attachement avec Alex Drake est immédiat, et on retrouve la complicité entre les personnages, content de voir que Ray et Chris sont toujours fidèles à eux-mêmes. La pilote prend même le temps de soulever des interrogations, surtout tourné vers les parents d’Alex Drake, décédé en 1981.

On termine sur un petit anachronisme, fourni par Philip Glenister. Gene Hunt conduit une Audi Quattro, seulement à l’époque, elle n’existait pas encore avec le volant à droite.

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CaroleC
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