Happy Endings

Mercredi 1 août 2012 à 9:00 | 2 commentaires | | | |

Happy Endings : Les joyeux amis de Chicago (Saison 1 & 2)

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Tous les ans, dans le bilan de fin de saison, chaque membre de la rédaction choisit la série qu’il va rattraper durant l’été. Cette année, pour moi, c’était Happy Endings. L’heure est donc venue de faire le point sur cette comédie ABC qui a déjà à son actif deux saisons.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Happy Endings est une comédie single-camera entre amis qui débutent par le mariage d’Alex (Elisha Cuthbert) et Dave (Zachary Knighton). Enfin, par la cérémonie du mariage qui sera interrompue par Alex qui part en courant. L’idée de base tourne alors autour de ce qui se passe pour les amis du couple en cas de séparation. Bien entendu, cela n’est le sujet que de deux-trois épisodes. Après, même si le sujet du mariage catastrophe revient de temps à autre, c’est surtout pour l’anecdote.

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Ainsi, on laisse sans trop tarder derrière nous cette situation inconfortable pour suivre les aventures de ces 6 amis. Avec Alex et Dave, le couple par moment un peu niais, nous avons Jane (Eliza Coupe), la sœur d’Alex qui est perfectionniste et obsédée par le contrôle ; son mari, Brad (Damon Wayans Jr.), un avocat un peu trop émotionnellement expressif et occasionnellement considéré comme étant efféminé ; Max (Adam Pally) est le meilleur ami sarcastique et ouvertement gay de Brad et Dave depuis l’université ; et Penny (Casey Wilson) est la célibataire un peu désespérée, légèrement excentrique et qui change sans arrêt de petit-ami.

Chaque épisode se compose en général de deux storylines offrant la possibilité de combiner les personnages différemment. C’est assez efficace d’ailleurs, car il ne faut pas longtemps pour vraiment apprécier la cohésion du groupe de manière générale sans avoir l’impression que certaines des relations sont forcées. Il y a peut-être une exception qui est corrigée durant la seconde saison – les scénaristes se sont apparemment aperçus qu’Alex n’avait jamais partagé d’intrigue avec son beau-frère, cela devient donc le sujet de leur histoire, le duo cherchant un moyen de faire croire à Jane qu’ils passent de bons moments ensemble.

C’est une technique assez usitée dans Happy Endings, approcher de manière frontale les défauts les plus évidents, que ce soit ceux des protagonistes ou du show de manière générale. Ça impose un sens de l’autodérision qui n’est pas franchement désagréable, j’irais même dire que c’est rafraichissant à un certain degré.

Côté humour, comme toutes les comédies modernes, la série ne manque pas de références pop culturelles, mais n’en fait pas son argument premier, préférant utiliser cela pour consolider les relations entre les personnages qui partagent les mêmes anecdotes ou passions – sans oublier quelques traumatismes. Dans ce registre, il y a d’ailleurs certainement encore beaucoup à explorer, étant donné que ce groupe de trentenaires n’est pas en manque de névroses. C’est un facteur non négligeable, car ces amis ne sont pas les dignes héritiers de Friends, mais plus ceux de Seinfeld à la sauce Chicago.

Tout d’abord, ils admettent occasionnellement être hostiles envers ceux qui ne font pas partie de la bande. Ajoutons que certains sont maladivement compétitifs, n’hésitant pas à devenir purement mesquins pour épancher leur soif de victoire. Ils ont souvent des obsessions ridicules qui peuvent les entrainer très loin, et n’oublions pas qu’ils s’enfoncent éhontément dans leurs mensonges pour satisfaire leur égo. Ils peuvent faire de gros dégâts et ne sont pas du genre à s’en excuser quand ils sont persuadés d’être du bon côté. Dans le style, Jane est probablement la pire du lot, car son arrogance naturelle la pousse à embrasser complètement son comportement – même le plus outrageant. À l’opposé, sa jeune sœur, Alex est la plus candide de la bande et est parfois un peu lente à saisir ce qui se passe, mais ça ne l’empêche pas d’emprunter également des routes peu glorieuses pour obtenir ce qu’elle veut. En tout cas, elle formait un couple plutôt crédible avec Dave qui se ridiculise régulièrement pour montrer qu’il est le gars le plus cool du groupe, alors qu’il est souvent le dindon de la farce.

De manière générale, Happy Endings se révèle être très bonne à ce qu’elle fait – comprendre, de la comédie. Les dynamiques fonctionnent à merveille et il ne faut pas longtemps pour que son univers prenne corps de manière cohérente à l’image de ses protagonistes. Le casting aide beaucoup, j’ai été très agréablement surpris par le talent comique d’Elisha Cuthbert et de Zachary Knighton qui me paraissaient être les éléments faibles au départ. À dire vrai, il n’y a pas réellement d’élément faible au casting.

Je suis bien content d’avoir choisi de la rattraper cet été, étant donné qu’elle fait à présent partie des séries que j’attends le plus à la rentrée (elle ne revient que le 27 octobre !). J’espère qu’elle trouvera son public dans sa nouvelle case horaire, car elle mérite vraiment de perdurer et d’avoir l’opportunité d’obtenir une certaine reconnaissance. Donnez-lui une chance si ce n’est pas déjà fait – attention à l’ordre des épisodes de la saison 1.

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