political animals serie Political Animals : les femmes au pouvoir

Vendredi 27 juillet 2012 à 15:38 - 1 commentaire

Political Animals : les femmes au pouvoir

 Political Animals : les femmes au pouvoir Political Animals : les femmes au pouvoirpar Carole.

Sigourney Weaver en tête d’affiche d’une minisérie estivale, voilà qui a de quoi être alléchant. Une minisérie USA Network co-créée par Greg Berlanti, par contre, a tendance à rendre plus méfiant.

Political Animals nous plonge dans la vie d’Elaine Barrish – incarnée par Weaver –, ancienne First Lady qui, après avoir perdu les élections présidentielles, est devenue secrétaire d’état.  Autant que la carrière politique de Barrish, sa vie privée est au cœur du show, car l’un ne va pas sans l’autre.

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Après deux épisodes, il semble que la série veuille nous assommer avec un nombre de clichés propre à l’univers dans lequel elle nous entraine – et même plus encore. Ainsi, le mari d’Elaine fut un président populaire qui l’aura trompé à maintes reprises. L’un de ses fils est un homosexuel affirmé qui s’y connait en mode, a un problème d’addiction et veut ouvrir un nightclub. L’autre travaille aux côtés de sa mère et s’apprête à se marier.

C’est exactement tout ce qu’on s’attend à trouver dans une série politico-familiale et de par ce fait, Political Animals délivre sans se fatiguer. Pour le coup, Sigourney Weaver se retrouve à porter (presque) entièrement tout le show sur ses épaules. Elle rend Elaine sublime,  passionnante, elle tire le meilleur  des mauvaises lignes de dialogues et d’un idéalisme facile pour offrir un personnage plus complexe qui aurait pu partir à la dérive sans son interprétation. Et, pour une raison qui m’échappe totalement, je suis obnubilée par les tenues de la secrétaire d’état, mais quoi qu’il arrive, Sigourney a la classe en toutes circonstances.

Près d’elle, pour porter le reste de la série, il y a Carla Gugino dans la peau de Susan Berg,  une journaliste qui aura écrit bien des articles peu sympathiques sur la politicienne. Mais, sans surprise, elle reste intègre dans son travail et les deux femmes vont apprendre à se connaitre (ce n’est pas fini) et en tout cas, à se respecter. Avec Weaver, Gugino incarne donc l’autre grand personnage de la série. Si elle est pour le moment moins travaillée, car elle est encore un peu trop utilisée comme un accessoire scénaristique, l’actrice ne se laisse pas pour autant consumer par cela et impose une femme qui est tout aussi émotionnelle et affirmée que l’ancienne première dame.

On va par ailleurs avoir le droit à un grossier parallèle entre ces deux figures à l’aide d’un adultère. Il faut dire aussi que Political Animals ne lésine pas trop sur son message féministe, sur le parcours de ses héroïnes battantes et justes, qui naviguent parmi des hommes qui ne semblent pas pouvoir garder leur pantalon ou mettre leur ego au placard. La série tente pourtant de développer la relation entre Elaine et son (ex)-mari Bud, une façon de mieux la comprendre et qui permet par extension d’offrir un portrait plus fouillé de l’ancien président. Malheureusement, j’ai du mal à savoir si c’est bon ou non tellement l’accent de Ciaran Hinds m’obsède et me déroute, et ce n’est jamais bon signe.

Pour ne pas aider, la série bénéficie d’un aspect technique peu travaillé, voire pauvre. Certains plans sont tout simplement mauvais, sans compter que le montage n’est pas toujours efficace (là-dessus, la fin du second épisode était juste ratée). Il n’y a donc aucun style ou presque, ce qui est forcément navrant et n’aide pas à passer certains défauts et/ou clichés narratifs.

Political Animals gâche sans aucun doute le talent de son actrice principale, qui aurait mérité de se retrouver à la tête d’une série de bien meilleur calibre. Au lieu de cela, il semble qu’elle soit dans une œuvre qui s’annonce médiocre et qui manque sincèrement de finesse à quasiment tous les niveaux.

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  • Ecaz

    J’avais trouvé le pilote vraiment bon, même s’il est vrai que le canvas « Hillary » dans le personnage principal manque d’originalité, avec une bonne base pour développer un bon drama. De plus, la présence d’un grand nombre de têtes familières dans les seconds rôles laissait présager du bon pour la suite.

    Et même si l’épisode 2 est déjà bien moins bon, je reste optimiste pour la suite.

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