Welcome to The O.C., bitch! The 10th Anniversary

The O.C. - Newport Beach

Avant d’être responsable de la moitié de la grille de la chaine The CW à travers sa boite de production Fake Empire, Josh Schwartz s’est fait un nom sur le petit écran en créant The O.C., le teen soap incontournable du début des années 2000.

Tout a donc commencé en 2003, il y a exactement 10 ans de cela sur FOX. Ryan Atwood (Benjamin McKenzie) est un adolescent de Chino qui vient d’éviter la prison, mais qui est aussi mis à la porte par sa mère. Il sera alors pris en charge par son avocat Sandy Cohen (Peter Gallagher) et va se faire une place dans cette riche famille qui vit à Orange County, soit à l’opposé de l’existence qu’il a jusque-là connu. Ryan va donc devenir comme un frère pour Seth (Adam Brody), et un second fils pour Sandy et son épouse Kirsten (Kelly Rowan). Il va s’éprendre de Marissa Cooper (Mischa Barton), la voisine et meilleure amie de Summer (Rachel Bilson). Ils formeront ensemble les « Fantastic Four », qui seront au cœur de la série.

D’une certaine façon, on pourrait presque voir The O.C. comme une sorte de 90210 (l’original) revue et remise au goût du jour. Nous étions au mois d’août, et FOX nous proposait donc de découvrir le monde huppé de Orange County avec Ryan – le tout avec pas mal de sarcasmes et de drama poussif. Elle fera pas mal parler d’elle, en tout cas suffisamment pour que je me lance dedans. Le show a commencé avec beaucoup de soirées alcoolisées et de demoiselles en bikini, mais même une fois éloignées de cela, les scénaristes n’ont pas lésiné. En fait, ils ont mis le paquet pour faire de la première saison de The O.C. – composée d’un total de 27 épisodes –, quelque chose de mémorable, enchainant les rebondissements et les conflits aussi vite que possible.

The O.C s’est fait un nom sur son sens de l’autodérision et son don pour se moquer des stéréotypes du genre qu’elle aura utilisés, jouant ainsi sur les multiples dynamiques relationnelles, les romances de ses personnages principaux, les conflits sentimentaux et amicaux. Ce fut aussi des saisons parsemées d’évènements festifs, de Christmukkah, de la nouvelle année, de la Saint Valentin…

Le show atteindra en tout cas les sommets aussi vite qu’il retombera, fruit de son époque et véritable témoin de l’évolution télévisuelle et culturelle. Seth Cohen, le « frère » de Ryan, est donc un geek affirmé à tendance sarcastique, amoureux de la populaire Summer, comme on peut bien évidemment s’y attendre dans un teen show. Au fur et à mesure, il sera là pour interroger occasionnellement sur ce que cela signifie pour lui de voir sa culture toucher un large public. On peut bien se demander quelle serait la représentation de Seth Cohen aujourd’hui, maintenant que les super-héros ont envahi le grand écran. La popularité de The O.C. permit aussi de fournir une exposition à des groupes musicaux indépendants – à l’image de Rooney qui est le premier à apparaitre dans le show.

Ces éléments culturels participaient donc à définir The O.C., mais il reste plus que cela à cause ou grâce à ses dérives scénaristiques, ses personnages et interprètes, à tout le fun qu’il pouvait y avoir – même dans ses pires excès.

Cela commencera dès la saison 1, grâce à Marissa Cooper, Cosmo Girl alcoolique, qui pimentera autant que possible la série durant ses trois premières saisons. C’est elle qui introduira le fameux Oliver Trask, personnage oh combien mythique pour les pires raisons possible. Et puis, il y a eu Trey, le frère de Ryan…

Coop’ n’aura en réalité besoin de personne pour fournir la dose de drama au show, elle y arrivera toute seule aussi, grâce à son gros penchant pour la boisson, ses tentatives de vol, sa chute sociale et sa reconstruction. Honnêtement, il m’est arrivé plus d’une fois de me demander pourquoi Ryan s’accrochait autant à elle ; mais en vérité, je suis convaincue que certains moments de la série ne m’auraient pas marqué à ce point là si ce n’était pour elle.

Quoi qu’il en soit, The O.C. aura délivré multiples intrigues à la qualité variable, un phénomène amplifié par le fait qu’elle introduisait de nouveaux personnages pour développer des storylines et les évinçait dès cela achevé. Autant dire qu’il y a eu un paquet de personnages récurrents, de tous genres, du bon au plus mauvais – et certains bien trop oubliables, ce qui n’est jamais une bonne chose.

D’autres ont par contre su laisser leur empreinte (bénéficiant aussi de plus de temps que la moyenne générale). C’est ainsi qu’on verra passé Amanda Righetti dans la peau d’Hailey Nichol, la sympathique sœur de Kirsten ; Shannon Lucio sera Lindsay Gardner, d’abord présenté comme nouvel intérêt amoureux pour Ryan avant que son histoire familiale se complique ; Samaire Armstrong se sera vite imposée dans le rôle de la dynamique Anna Stern ou encore  Zach Stevens (Michael Cassidy), intérêt romantique de Summer et aussi amateur de comic books ; et j’en passe.

L’univers de The O.C. sera bousculé à sa façon à la fin de la saison 3 avec le départ de Misha Barton. Le show rebondira à merveille sur ce départ, retrouvant par la même occasion l’énergie de ses débuts – pile pour sa dernière saison. Elle reconnectera réellement avec ses origines, que ce soit sur un plan musical ou scénaristique. Déjà présente en saison 3, Autumn Reeser devient régulière dans la peau de Taylor Townsend, s’imposant comme l’un des meilleurs personnages de la série. À la surprise générale, Kaitlin Cooper refait son apparition dans le show, sans son poney et sous les traits de Willa Holland ; elle apportera alors elle aussi un certain vent de fraicheur avant tout grâce au développement de sa relation avec sa mère – incarnée à merveille par Melinda Clarke. Durant toute sa durée, The O.C. trouvait l’une de ses forces dans la place offerte aux figures parentales, aussi imparfaites qu’attachantes, qui avaient aussi leur propre histoire.

Il s’en est donc passé des choses dans The O.C. durant ses 4 saisons, trop pour que je puisse revenir sur tous les bons ou mauvais moments ici, même s’il y a sûrement qui mériterait d’être évoqué. The O.C. est et restera sans aucun doute une série imparfaite, mais de celle dont les pires intrigues se mélangent avec les meilleurs, grâce à une identité forte, des dynamiques familiales et sentimentales aussi drôles qu’affectueuses. Il y a 10 ans de cela, Ryan posait ses valises chez les Cohen et son monde et celui de ceux qui allaient le rencontrer allaient être modifiés. Il en est ressorti 4 saisons bourrées de moments mémorables, touchants ou excessifs qui mine de rien, auront su laisser son empreinte sur la téléspectatrice que je suis.

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