Banshee : La paix retrouvée (fin de série)

23 Mai 2016 à 14:00

Banshee - Final

Moins d’épisodes, une storyline de tueur en série qui ne paraissait pas réellement à sa place et une note de précipitation ont quelque peu désorienté dans cette ultime saison de Banshee. La série nous a donné l’habitude d’être sans merci et d’embrasser sa folie pour un résultat qui dépassait systématiquement ce que l’on pouvait en attendre. Ce n’était pas réellement ce qu’elle offrait dans sa dernière ligne droite.

Malgré tout, au moment de faire ses adieux et de boucler ce qui devait l’être, Banshee n’a pas déçu. Certes, l’histoire des frères Bunker laisse l’impression qu’il y avait matière à construire toute une série dessus, mais nous n’avons eu que quelques épisodes. De même, le passé de Lucas Hood est encore parsemé de mystères et si nous ne découvrirons jamais son « vrai » nom, nous aurions pu en apprendre un peu plus sur ce qu’il faisait pour le gouvernement avant de devenir ce voleur extraordinaire.

Tout ceci n’entache aucunement le plaisir qu’il y a à retrouver ce croisement entre mélancolie et ultra-violence qui en est progressivement venu à définir ce qu’était la série de Jonathan Tropper et David Schickler il y a un peu plus de trois ans maintenant.

Pour sa fin, Banshee s’efforce donc de nous livrer littéralement de l’explosif, tout en ne ménageant pas les poings de Lucas Hood ou ceux de Kurt. Surtout, au-delà d’affrontements promis et qui ont été délivrés avec brio, ce series finale n’oublie pas de jeter un regard sur les personnages, ce qu’ils ont traversé.

En fait, si on passe outre l’action et la conclusion des ultimes storylines encore en suspens, la série brille dans ses derniers instants en embrassant les moments calmes et en regardant en arrière. De Brock qui nous montre qu’il a finalement appris beaucoup plus de Hood qu’il ne serait prêt à le reconnaitre à Job dont les adieux à Sugar font honneur à la plus surprenante des amitiés, personne n’est laissé de côté.

Bien entendu, Hood est celui qui reste le centre de l’attention et on en revient donc brièvement au point de départ. Les scénaristes admettent que tout commença de façon improbable et que ce qui suivit fut complètement dingue, et ils le font avec autant de nostalgie que d’appréciation pour les motivations de leur héros.

Au bout du compte, Banshee était une histoire de rédemption. Elle chercha à travers sa figure centrale torturée à montrer que l’homme se fabrique lui-même sa propre prison afin de se punir de ses pêchés.

En venant dans cette petite ville de Pennsylvanie, Lucas Hood voulait se racheter et, comme il l’avoua à Brock dans l’avant-dernier épisode, être shérif – aussi absurde que cela puisse sembler – était quelque chose qu’il aimait. Avec son étoile, il sema le chaos, mais il le faisait pour une bonne raison.

Banshee - Final

Attention spoilers, la suite adresse directement ce qui se produit dans les dernières scènes.

Avec une série comme Banshee, le concept d’une fin heureuse paraissait improbable. C’est certainement pour cela que quand elle se réalise, elle baigne dans une certaine amertume. Néanmoins, si on pouvait craindre une hécatombe, elle ne se concrétise pas. Certes, Proctor (Ulrich Thomsen) est emmené à sa mort – que l’on ne verra pas, car l’idée qu’il survive au Cartel a quelque chose d’étrangement romantique. On assiste par contre à celle de Burton (Matthew Rauch) qui paie le prix d’avoir trop aimé Proctor (et d’avoir tué Rebecca). Enfin, Calvin Bunker (Chris Coy) s’est en quelque sorte suicidé en poussant son frère à le tuer. Burton et Calvin faisaient ce qu’ils pensaient être nécessaire et ce sont ceux vers lesquels ils se tournaient pour les guider qui les ont menés à leur fin.

À côté de ça, il est surtout question de tourner la page. Brock a fait la paix avec lui-même et avec son ancien patron, et Kurt continue à travailler à ses côtés pour protéger les habitants de Banshee ; Job peut finalement quitter la ville et donne à Sugar l’argent pour sa retraite bien méritée ; Carrie fait un dernier coup avant de poser les armes afin de devenir la mère qu’elle voulait être, récupérant Max alors que Deva (Ryann Shane) part pour l’université.

Enfin, Hood remonte sur sa moto et repart part où il est venu, prêt à apprendre à vivre libre. Une bien belle façon de terminer Banshee, en particulier grâce à la réalisation impeccable d’OC Madsen qui jongle avec toujours autant d’aisance entre les coups de poing et les moments de douceur – la combinaison réussie d’une série qui l’était tout autant.

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