Chief Tyrol doit gérer la mort de Callie, ce qui va révéler une différence de perception parmi les 3 cylons. Tory embrasse sa nouvelle situation de Cylon, tandis que Tigh veut croire qu’il est l’homme qu’il a toujours été. Pour trouver des réponses, ce dernier va chercher du côté de Caprica, toujours en cellule. Baltar et ses adeptes sont de plus en plus persécutés, mais, tandis que la présidente veut contenir le culte, Lee défend les libertés auxquelles ils ont droit.

39.675 survivants.

Quatre épisodes depuis le lancement de cette saison, et on peut dire qu’il est difficile de prévoir ce que l’on va voir à chaque fois. Baltar et son culte reviennent sur le devant de la scène, alors qu’ils avaient plus ou moins été mis en retrait durant les deux épisodes précédents. D’un côté, il est certain que cela va servir à quelque chose pour la suite, mais dans cet épisode, on a plus l’impression que Baltar est utilisé pour deux choses. D’abord, Tory et sa perfection cylon qui veut croire au culte que prodigue Gaius, au même titre qu’elle veut l’influencer, ne comprenant pas les motivations du leader religieux malgré lui. D’un autre côté, on trouve ici une nouvelle illustration des abus de pouvoir de la présidente, et du combat passionné de Lee pour la justice.

Le plus intéressant dans tout ça est, en fin de compte, le chemin que parcourt Baltar dans une quête inavouée de sens. Il semble trouver là une solution au fait qu’il est toujours épargné de toutes les conséquences des crimes qu’il a commis.

Dans un autre registre, nous avons Gallen Tyrol qui fait son deuil, ce n’est pas très beau à voir, mais cela ne va pas durer longtemps, car on va le délaisser pour s’intéresser à Tigh. La mort de Cally va donc nous conduire à la mort d’Ellen. Le colonel vit constamment avec le remord de ce qu’il a fait à sa femme, un acte d’autant plus tragique maintenant qu’il connaît sa vraie nature. C’est cela qui le mènera à Caprica Six, à la recherche de réponses. La partie la plus captivante de l’épisode qui nous rappelle une fois de plus, si c’était nécessaire, que le colonel est certainement le personnage le plus complexe de la série, mais qu’il est trop souvent mis à l’écart. Il faut dire que ça personnalité n’en fait pas un être facile à aimer, mais il y gagne en intérêt.

Galactica joue un peu avec le feu dans sa mise en scène religieuse cousue de fils blancs. Un abus de clichés pas très fins, certes, mais qui est contrebalancé par la personnalité de Baltar, l’élément imprévisible qui donne de la consistance et de l’intérêt à cette histoire. La recherche identitaire de Saul Tigh est vraiment l’élément fort de l’épisode, une preuve que l’équipe créatrice n’oublie pas que la force de sa série vient principalement de ses personnages.