Starbuck tente désespérément de convaincre la Présidente Roslin qu’elle n’est pas un Cylon et qu’il faut faire demi-tour pour retrouver la Terre. Les Cylons se divisent, d’un côté ceux qui croient en la présence des Final Five dans la flotte coloniale, et de l’autre, ceux qui pensent qu’il faut lobotomiser les Raiders pour qu’ils retournent au combat.

39 676 survivants.

Il semble que pour le moment, la série ait retrouvé son format d’origine, laissant les Stand-alone de côté. Il n’y a pas franchement de quoi se plaindre, car c’est le format que l’intégralité de la série aurait dû adopter si Sci Fi Channel n’avait pas insisté pour qu’il n’en soit rien. Donc, avant que l’on me fasse mentir, profitons du bénéfice qu’apporte ce choix scénaristique, car, après tout, they have a plan…

Et oui, il faut bien l’avouer, nous nous sommes fait avoir depuis le début, les Cylons n’ont pas de plan, c’était quelque part, un peu métaphorique, les Cylons étant en fait les scénaristes, eux, ils ont un plan, certes très obscur, mais ils en ont un. Enfin, on l’espère, car vu ce qui est avancé dans cet épisode, sans plan, ça va mal finir.

On commence par ce qui a le moins d’importance, Lee Adama. Ce dernier quitte son poste, mais aussi sa femme, le Galactica, son père, Starbuck, les beuveries entre pilote, et je ne sais quoi d’autre. Son avenir est un peu flou, et surtout, il est difficile de comprendre pourquoi il s’en va du vaisseau en laissant derrière lui sa femme. Après tout, il pouvait prendre la navette pour aller au travail tout les matins… Bref, une partie de l’épisode est consacré aux multiples célébrations de sa démission. Il nous manquera à tous, même si en fait, il ne part pas.

Voilà, ça, c’était pour l’idée un peu bancale de l’épisode, mais pour contrebalancer cela, The CylonsWriters with a Plan nous ont pondu des idées qui s’annoncent plutôt brillantes.

On commence avec les Cylons. La communauté Cylon aseptisée et qui joue un morceau de musique classique (toujours le même) dès que l’on s’en approche, va aujourd’hui gouter au sang. D’un côté, nous avons Six, Eight et Two qui sont tout joyeux, car le prophète hybrid leur annonce la présence des Final Five dans la flotte coloniale. Mais voilà, avec Three coincée dans une cuve, ils sont minoritaires face à l’opposition menée par Number One. Celui-là a aussi un plan ! Il compte lobotomiser les Raiders pour qu’ils fassent leur boulot. Six, elle n’est pas contente, et, alors que je m’attendais à la voir ressusciter Three, va plus loin, elle décide de libérer les robots de l’emprise dictatoriale à laquelle ils sont assujettis – elle les débride. Maintenant, c’est la guerre. Les robots ne voulant pas être charcutés, s’allient à Six et font bouffer du plomb aux Cylons ayant voté la perte de leurs frères d’armes. Bien sûr, on se demande ce que ça va changer, vu qu’ils vont aussitôt renaitre, mais il faut voir là un acte plus symbolique, une sorte de jeter de gant Cylon Style. Mais ce n’est pas tout, car il ne faut pas oublier de dire que dans la révolution une chose impossible va se produire, Boomer va voter contre son modèle. En gros, Eight vote comme tous les Eight, mais pas elle. C’est une première, un nouveau signe d’évolution. D’un autre côté, le modèle Eight a déjà illustré à plusieurs reprises sa capacité à la duplicité (cf. Athena).

Parmi les autres bonnes idées de l’épisode, nous avons les Four of Five qui cherchent le Five. Pour eux, Starbuck n’est pas un candidat potentiel, c’est juste Starbuck, elle a un grain. Par contre, Baltar, lui, même s’il n’en est pas, il sait peut-être qui est vraiment Five. Pour réussir à approcher le nouveau messie, Tory est désignée d’office, car bon, Tigh il n’est pas aveugle, il a remarqué que pour Baltar, deux choses comptaient, sauver sa peau et sa libido. Même si l’assistante de la présidente n’est pas très tentée par cette idée, elle va se sacrifier pour la cause. Donc, pour une fois, elle sert à quelque chose. Le pire étant bien sûr que Baltar étant de plus en plus fêlé, elle va prendre ses divagations pour un signe. Le plus marrant, et surement la meilleure idée de tout l’épisode, c’est que Baltar en est arrivé à se parler à lui-même, et non plus à Six. C’était peut-être inévitable, vu la progression de sa mégalomanie, favorisée par sa situation de messie. Bref, une scène de dialogue entre lui et sa vision de lui-même totalement géniale qui montre que le personnage a encore beaucoup de potentiel, surtout dans l’exploitation de sa non-lucidité.

De ce côté-là, Starbuck n’est pas oublié, car elle aussi elle délire, et grave. Mais malgré tout ce qui s’est dit, l’amiral veut la croire, ou plutôt, il ne veut pas prendre le risque de ne pas la croire, et d’écarter la possibilité, même faible, que Kara, elle est raison. Il va donc la libérer, et elle va pouvoir partir en quête de la Terre.

Pour conclure, un épisode qui ne se montre pas avare quand il s’agit de donner une direction à suivre pour les personnages. Après un premier épisode un peu décevant de ce côté-là, nous voilà comblés. La suite s’annonce déjà bien plus enthousiasmante, à l’exception peut-être de Lee dont l’avenir reste incertain.