Tyrol continue à chercher un sens à la mort de Cally. Tory va lui suggérer de se tourner vers Baltar. Il va alors commencer à se rapprocher du culte qui continue à s’étendre. Alors qu’ils sont bientôt en panne de carburant, l’équipage du Demetrius tombe sur un vaisseau Cylon endommagé. À son bord, Leoben. Il va convaincre Starbuck qu’il est là pour l’aider à avancer dans sa quête. Le reste de l’équipage est sur le point de se mutiner.

39.676 survivants

Cet épisode est la première partie d’une double histoire, bien que vu le format de cette saison, le « To be continued » n’est pas vraiment de sens. On va avoir deux storylines développées. Tout d’abord, Starbuck dans le Démétrius, puis Tyrol faisant face à Baltar.

Avec Hot Dog, Kara va retrouver un vaisseau Cylon en perdition dans lequel se troue Leoben. La coïncidence est suffisamment grosse pour que l’on finisse par accepter qu’il y ait vraiment une destinée, car dans le cas contraire, on partirait vraiment du côté des raccourcis scénaristiques trop grossiers. Certes, tomber par hasard sur un vaisseau Cylon, c’est concevable, mais qu’à son bord se trouve justement Leoben

Bref, cette histoire va continuer comme elle a commencé, nous emmenant jusqu’à la mutinerie inévitable. Helo est utilisé de manière assez intelligente dans tout ça. D’un côté son rôle militaire et de l’autre son amitié avec Kara. Le voilà pris entre deux feux. Dans tout ça, Anders est un peu en retrait, mais sa rencontre avec le Cylon va être intéressante, montrant qu’il est comme les trois autres, curieux de sa vraie nature. Il est d’ailleurs dommage que sur ce plan là, il n’essaie pas de dialoguer plus avec Leoben.

L’autre partie de l’épisode se concentre sur le Chief. C’est la première saison où l’on passe autant de temps à s’intéresser à lui, et ce n’est pas un mal. Il cherche un sens à tout ce qui lui arrive, on ne peut pas l’en blâmer. Suivant le conseil de Tory, il va s’intéresser à Baltar, mais pas pour les mêmes raisons. Les deux hommes ont un passif et Gallen ne peut pas sciemment accepter de joindre un culte sans raison. Tory y trouve une justification à ce qu’elle veut. C’est une voie facile qui lui permet de devenir ce qu’elle à envie d’être, sans avoir à se préoccuper des conséquences. Pour Tyrol, ce n’est pas pareil, car il ne veut pas suivre le même chemin. Il veut des réponses.

L’intelligence de l’histoire est de montrer que Baltar n’est pas devenu un gourou, qu’il croit vraiment ce qu’il dit, et qu’il cherche toujours à vivre avec ses fautes, conscient des dégâts qu’elles ont causés. Le Chief, lui, doit faire la paix avec lui-même pour pouvoir reprendre le contrôle.

Au final, cette première partie se révèle assez intéressante sur le côté humain, surtout pour Tyrol et Baltar. Du côté de Starbuck, il semble assez clair que l’histoire est censée nous emmener vers les Cylons rebels, tout en évitant de bruler les étapes. Cela va occasionner quelques lenteurs, dans cette partie de l’intrigue, dans le but de faire monter un suspens un peu trop évident.