Battlestar Galactica – A Disquiet Follows My Soul (4.12)

L’amiral Adama veut utiliser la technologie des Cylons pour améliorer les moteurs des vaisseaux de la flotte. Tom Zarek qui a pris la tête du gouvernement va tout faire pour s’y opposer. Le Chief va apprendre une nouvelle perturbante sur son enfant.

Fini la Terre. Fini la prophétie. C’est un dur retour à d’autant plus difficiles réalités auquel doit faire face l’Amiral. Face à lui, Tom Zarek, plus puissant que jamais, mène un peuple à bout qui n’a plus d’espoir et qui refuse d’accepter la réalité. Ce n’est pas le cas de la présidente qui, après avoir accusé le choc de la découverte de la Terre, décide qu’il est temps pour elle de vivre sa vie. Une chose qui tente bien l’Amiral qui va, durant tout l’épisode, devoir se battre à contre-courant. Il faut dire qu’il n’a jamais réellement reconnu le moindre pouvoir à Zarek et qu’il n’y a aucune chance pour qu’un jour, ils arrivent à travailler ensemble (sans la présence de gardes armés).

Mais tout ceci n’est qu’une distraction, car pendant que les hautes sphères vivent leurs conflits, le peuple regarde effrayé et Félix Gaeta monte sa rébellion.

Il fallait bien que la série continue à avancer, et même si toute cette histoire d’évolution mécanique ne semble être qu’un prétexte à la discorde, il est clair que cet épisode impose quelques lignes à suivre pour la suite de la série. On pourra quand même déplorer la mise en parenthèse de personnages clés comme Starbuck, Baltar et D’Anna, mais pour le moment, ils n’ont plus d’utilité. En fait, les Cylons sont réduit à l’état de prétexte et tout ce qui compte, c’est de mettre en avant la guerre civile.

Difficile donc, de savoir où l’on veut nous mener. On imagine mal Adama être clément en cas de mutinerie, tout comme on voit mal les Cylons s’encombrer de vaisseaux de rebelles. Les forces ne sont pas vraiment équilibrées, mais pire, il ne reste que quelques épisodes et la perspective unique d’une rébellion dans la flotte n’est pas ce qu’il y a de plus concret pour nous mener à une fin – juste de quoi faire passer le temps.

Dans tout ça, nous apprenons que le Chief n’est pas papa et que c’est Hot Dog qui l’est. Amener aujourd’hui cette histoire de tromperie laisse plutôt perplexe, comme s’il fallait juste trouver une excuse pour permettre au Chief de se séparer de son enfant, afin qu’il puisse partir vers toute autre chose où le moindre bagage serait excessif.

Même si l’épisode se montre efficace dans sa mise en scène et dans l’entretien du suspens, la série semble avoir perdu sa route au moment où la Terre fut trouvée. Les histoires pointent dans le vide et il faut espérer que Moore ait prévu de rapidement imposer de nouveaux enjeux majeurs pour l’intégralité des personnages, afin que tous puissent retrouver une place.