Battlestar Galactica – Daybreak Part. 2 & 3 (4.20)

Le Galactica passe à l’attaque pour son ultime mission, sans garantie de retour et peu d’espoir de survie.

Je pensais que j’allais avoir beaucoup à dire de ce Series Finale avant de me lancer dans son visionnage, mais au bout du compte, une grosse partie avait déjà été mâchée et cette conclusion n’est justement que ça. Enfin, ça et un épilogue à peu près aussi long.

On commence mollement avec approximativement 10 minutes de flashbacks éthyliques. Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour se mettre dans l’ambiance, au contraire, c’est légèrement agaçant de voir Bill Adama se vomir dessus alors que l’on attend de pied ferme la grande bataille finale.

Cette dernière va se produire et l’on ne patientera pas plus, car une fois retourné dans l’action, tout est lancé à un rythme soutenu pendant pratiquement une demi-heure. Le départ est un peu brouillon, car ça part dans tous les sens, mais on finira par se retrouver dans la fameuse vision qui anime Six, Baltar, Athena et Roslin depuis longtemps déjà. Elle va s’accomplir devant nos yeux, comme on pouvait s’y attendre. Pendant ce temps-là, ça se tire dessus. On peut se poser quelques questions du genre : comment tels ou tels personnages arrivent là  aussi vite, mais il faut mieux se concentrer sur ce qu’il se passe.

La grande force de cette partie est que l’on ne peut pas prévoir s’ils vont tous y passer ou non. Ronald D. Moore a, durant cette saison, tué presque par obligation, des personnages. Maintenant qu’il n’y a plus que les principaux, on ne peut pas vraiment savoir ce qu’il a envisagé, sauf pour Roslin qui, de toute façon, ne vivra pas plus de 48 heures.

Sans trop en révéler, Baltar va suivre son destin et sauver l’humanité, mais il ne sera pas le seul, car tout ceci est dicté par la destinée de chacun. Starbuck joue son rôle, les Cylons aussi. Entre prophétie et croyance, tout s’emboite à la perfection. Une force supérieure les guide tous.

On pourrait croire qu’une fois arrivé à ce point, ce soit fini. Mais non. Nous avons encore 40 minutes qui représentent l’épilogue de la série. L’humanité est sauvée, pour ce qu’il en reste, et atterri sur Terre, notre Terre, pas la leur. L’Afrique, ses antilopes et ses tribus indigènes. Voilà le décor. Lee y voit une opportunité, celle de tout recommencer à zéro, sans technologie, histoire de mettre fin à ce cycle infernal. À ce moment-là, la fin est toute prévisible, mais on n’y est pas encore, car il faut faire le point sur chacun de nos héros. Bill, Laura, et Kara, en particulier.

Il n’y aura finalement pas eu beaucoup de pertes parmi ceux qui étaient au cœur de la série. Ce n’est pas une mauvaise chose, car cette fin se montre surprenante de par son optimisme, assez éloigné du ton qui fut instauré dès le départ.

Pour finir : 150 000 ans plus tard. Notre Terre était bien notre Terre. Les Colons étaient nos ancêtres, et Ronald D. Moore lit le National Geographic. Derrière lui, Six et BaltarChip version -débattent sur la possible reprise du cycle infernal de destruction. Elle n’y croit pas, lui doute. En tout cas, ils confirment ainsi que Dieu était derrière tout cela. Une chute qui ne va pas forcément satisfaire tout le monde, mais qui a le mérite de ne pas sortir de nulle part.

On finit par Jimi Hendrix qui nous accompagnera jusqu’au bout, avec sa reprise de All Along The Watchtower couvrant des images de la robotique contemporaine.

On ne peut pas dire que ce final soit justement équilibré. La grande bataille n’a pas l’intensité de celle qui s’est produite durant la libération de New Caprica (Exodus Part. 2), mais se montre quand même assez prenante. Pour ce qui est de la dernière partie, elle tire en longueur, le tout croisé avec des Flashbacks qui se révèlent être les moments clés où beaucoup de choses ont débuté pour les personnages. Le plus satisfaisant reste qu’effectivement : c’est une fin. Il y a un véritable sentiment d’aboutissement et on ne pouvait demander plus.