Battlestar Galactica – Deadlock (4.16)

Ellen rejoint la flotte coloniale et renoue avec les Five, mais elle est perturbée par la grossesse de Caprica. Baltar retourne vers les siens, mais ceux-ci ont trouvé une voie qui va le pousser à tenter de reprendre sa position.

Après le retour fracassant d’Ellen la semaine dernière, on pouvait s’attendre à ce que la série continue sur sa lancée. Mais non. Je serais presque tenté de mettre ça sur le dos de la scénariste, Jane Espenson, qui a signé certains des épisodes que je trouve les plus mauvais, mais cela n’est peut-être pas totalement de sa faute.

On a donc les retrouvailles. Avec les Five, avec les autres cylons, avec les humains. Ellen est revenue avec sa véritable personnalité qui n’est pas très éloignée de celle qu’elle avait avant de renaitre. Manipulatrice, mais surtout méchante et jalouse. Quand elle se retrouve face à Caprica Six, on ne l’imagine pas la prendre dans ses bras et la féliciter. Forcément, cela ne se produira pas. On va donc partir dans des suites de scènes plus ou moins tendues ou manipulations et querelles semblent prendre naissance. Mais tout ceci ne mènera qu’à un drame qui n’était malheureusement que trop prévisible, car Moore l’a fait comprendre : il ne peut y  avoir qu’Era. C’est bien là le seul élément qu’il parait avoir en tête depuis le début, le reste n’étant – surtout dernièrement – que du bricolage qui ne fait qu’insinuer de plus en plus d’incohérences.

De l’autre côté, nous avons Baltar qui retrouve ses admiratrices. Cela fait longtemps qu’il avait eu le droit à un peu d’attention, lui qui était un personnage si crucial et si passionnant. Si on suit le plan, il a un rôle à jouer et ça a toujours été le cas. Il va donc certainement reprendre de l’importance, mais en attendant, il doit reconquérir ses suivantes et l’une d’entre elles fait plus que douter, elle veut le pouvoir. Difficile de savoir où cela nous mène, mais il est évident que ce ne sera pas vers ce à quoi Gaius tend. Lui, il a envie d’aider. Elles, ce n’est pas aussi sûr, surtout que la série semble guidée par une volonté de mort. Peut-être que certains s’en sortiront, mais dans les mains de Ronald D. Moore, ils n’ont pas beaucoup de chance d’y arriver.

Nous avons donc eu, la semaine dernière, un épisode au rythme soutenu qui nous délivrait les pistes qui devaient diriger la fin de la série. Ce fut certainement trop, car c’est un gros coup de frein que l’on nous offre ici. On ne peut clairement pas parler d’équilibre tellement la marche est haute. Tout n’est pas mauvais, loin de là, mais sans le mort de la semaine et le petit cliff peu surprenant, il ne reste plus grand-chose d’autre que d’habituelles luttes de pouvoir et un peu de jalousie malsaine.