Aidan et Josh décident de devenir colocataires, mais les deux hommes ont la surprise de découvrir que leur nouvelle demeure est déjà habitée par Sally… un fantôme ! De quoi déboussoler n’importe qui, si ce n’est que ni Aidan, ni Josh ne sont complètement normaux, le premier étant un vampire et le second un loup-garou.

Un vampire, un loup-garou et un fantôme sous le même toit, c’est le point de départ de Being Human, nouveauté Syfy basée sur la série britannique du même nom de BBC Three, avec Jeremy Carver et Anna Fricke en charge de l’adaptation.

Si on pouvait avoir quelques craintes – bien qu’il faut admettre que la série a un concept aisément transposable -, le fait est que Syfy est une chaine qui donne jour à des shows ayant le mérite d’avoir une identité, même quand ils ne sont pas de qualités.

Being Human va aisément aller dans ce sens, trouvant rapidement ses marques, parvenant à respecter son ainée tout en s’appropriant déjà ses codes pour donner le jour à un pilote qui va se montrer réellement plaisant à suivre – reprenant des éléments de l’original. Il n’y a pas la volonté de faire une copie carbone, le changement de noms des personnages se montrant très judicieux (bien qu’avoir appelé Aidan le vampire risque de faire sourire pendant encore quelques épisodes), et les décors (principalement celui de la maison) s’inspirent, mais se différencient de ce que l’on a pu voir.

Cela sonne possiblement comme une simple accumulation de détails, mais cela participe aisément à faire qu’il est aisé de s’immerger dans l’univers de Being Human, épaulé par des acteurs se montrant convaincants.

Ainsi, les deux Sam (Witver & Huntington) deviennent respectivement Aidan et Josh, un duo d’amis peu communs, l’un étant un vampire et l’autre un loup-garou. Les deux hommes travaillant dans un hôpital souhaitent mener une vie normale, mais leur condition est un obstacle à leur épanouissement personnel. Les deux acteurs prennent directement possession des personnages, dynamisant leur relation et la rendant rapidement crédible. Ils en deviennent très (voire trop !) rapidement sympathiques, tout en parvenant à exploiter les doutes existentiels auxquels ils doivent se confronter. Les différentes ambiances se montrent aussi bien maitrisées, imposant une véritable ambivalence pour la partie vampirique, et optant pour plus de sentimentalisme familial avec Josh.

Il faut par contre avouer que notre fantôme (Meaghan Rath) a alors quelques difficultés à s’intégrer, mais l’histoire ne lui laisse pas non plus la place pour – que cela soit pour son histoire personnelle ou pour le début d’une amitié avec les nouveaux locataires.

Pour le coup, Being Human est une étrange bonne surprise. Je n’en attendais strictement rien, et celle-ci s’est révélée plus plaisante que je ne l’aurais imaginé, s’offrant un pilote de remake habile qui a su prendre les éléments scénaristiques et y insuffler une personnalité. Cela se montre alors attractif et donne véritablement envie de voir comment l’ensemble va évoluer.