Berlin Station avec Richard Armitage

Toutes les chaines de télévision américaine – ou presque – veulent avoir leur série télévisée de nos jours. Epix a donc décidé d’entrer dans la course cet automne en proposant Graves, une satire politique avec Nick Nolte et, Berlin Station, qui nous intéresse présentement.

Nous venant du romancier Olen Steinhauer, Berlin Station est une série d’espionnage qui prend place, vous l’avez deviné, à Berlin. Cette dernière choisit de faire ce qui est devenu courant au fil des années, soit s’inspirer des gros titres pour construire son intrigue.

C’est ainsi que le premier épisode nous introduit à une énième histoire de lanceur d’alerte à la Edward Snowden. On suit plus précisément Daniel (Richard Armitage, habitué à joué aux espions depuis Spooks), un analyste de Langley qui est affecté à la station de la CIA se trouvant à Berlin.

Il est le seul à avoir trouvé une piste pour découvrir qui est ce dénonciateur connu sous le nom de Thomas Shaw. À l’insu de ses collègues, il doit chercher alors qui lui fournit les informations qui sont révélées au grand jour.

Le monde de l’espionnage dans Berlin Station se veut légèrement cryptique et stéréotypé, ce qui correspond également à la représentation faite de la ville où se déroule l’action. Derrière la caméra, le réalisateur belge Michaël Roskam (Quand vient la nuit) ne semble pas trop concerné par utiliser son environnement pour créer une identité visuelle propre à la série.

Berlin Station possède sans aucun doute quelques acteurs de qualité qui savent naviguer en eaux troubles – que ce soit Michelle Forbes ou Richard Jenkins – mais aucun en position de laisser transparaitre un show avec des ambitions notables. En fait, Rhys Efans dans la peau de l’agent Hector DeJean nous entraine de l’univers des night clubs berlinois à celui des relations troubles de l’espionnage en laissant – à l’évidence involontairement – dubitatif.

Derrière cette orchestration se dissimule l’aspiration de faire de Berlin Station une série qui a plus d’envergure qu’elle n’en possède vraiment. Trop embourbé dans sa volonté d’appartenir au grande avant même d’avoir posé les bases de son histoire, Berlin Station plie sous le poids d’un carnet des charges qu’elle ne remplit pas. Outre les rouages classiques de l’espionnage, elle ne parvient pas vraiment à installer les questions qui devront définir la suite du récit.

Au final, le pilote de Berlin Station ne possède pas les atouts pour introduire autre chose qu’une série d’espionnage un peu banale. Il y a certainement la place pour l’amélioration et, je suppose, cela pourra divertir un peu en attendant le retour de Homeland.

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CaroleC
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