Big Love – Come, Ye Saints (3.06)

Pour les vacances, toute la famille Henrickson part sur la route pour se reconnecter avec leurs origines, mais cela va rapidement se transformer en une épreuve plus grande que Bill ne pouvait l’imaginer.

Après le départ d’Ana, la famille tout entière part donc sur la route et cela va les mener à découvrir les secrets des uns et des autres. L’idée du road trip trouve parfaitement sa place dans le contexte de la série. Retracer les pas des pionniers, aller enterrer une capsule temporelle,… tout cela aurait dû permettre à toute la famille de retrouver sa force, mais il semble que les scénaristes avaient d’autres idées en tête.

Il faut avouer que ces derniers temps, entre le procès et Ana, il y a eu plus que des petits mensonges ou quelques omissions. En fait, il y a eu plus de conflits qu’à l’accoutumée. Le truc, c’est que Bill n’a pas réellement conscience de l’étendue de tout ça, mais il a sa crise personnelle, sa crise de foie. Il semble qu’il ait fait ce voyage pour trouver un signe de Dieu, mais celui-ci s’est fait bien silencieux. Au lieu de ça, ses femmes découvrent son viagra, il apprend que Nicki prend la pilule et finalement, il y a la grossesse de Sarah.

Les problèmes surgissent sans crier gare, mais c’était plus que nécessaire. L’histoire ne pouvait plus avancer avec tout ça dans les bagages, il fallait clairement que ça sorte. Certes, là, c’est tout à la fois, du coup, ça fait beaucoup à digérer pour les personnages, et l’épisode prochain ne sera certainement pas suffisant pour gérer toutes les conséquences.

Nicki va devoir faire face aux conséquences de son geste, alors qu’en plus son patron ne cesse de lui faire des avances. La voilà dans une situation inédite où on ne l’aurait jamais imaginée.

Pour Sarah, c’est autre chose, car cela intervient véritablement à la fin, et ce, dans un contexte très fortement chargé émotionnellement. Il est presque dommage que cela se passe de cette manière, mais, finalement, c’était presque inévitable quand on connait un peu la série. Du coup, c’est encore plus triste.

Pour Margie, c’est encore différent, car pour elle, en plus d’arriver au point où elle semble véritablement avoir perdu sa mère, elle doit gérer Ben qui lui fait des avances plus qu’équivoques. C’est dans ses moments là que la jeune femme qui parait toujours être la plus fragile se montre bien plus forte et déterminée qu’on aurait pu croire. En fait, sa façon de régler le problème avec Ben n’est pas surprenante, c’est sa conviction qui l’est.

J’avoue ne pas regretter ce qui s’est passé avec Ana, cela changeait tellement la dynamique de la famille que sans elle, tout semble naturel. Malgré ça, je craignais le contrecoup, mais la route empruntée n’ira pas du tout dans cette direction, au contraire, et l’on a ainsi droit à un épisode à la fois dense, intense, mais aussi rafraichissant, dépaysant et pourtant, teinté d’un certain pessimiste. La famille Henrickson est en période de crise, et cela ne va certainement pas régler simplement. Tous les personnages ont du travail à faire et on peut s’attendre à être surpris.