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HI S1 Harpers Island – Saison 1

Vendredi 28 août 2009 à 8:44 | 9 commentaires | | | |

Harper’s Island – Saison 1

avatar cecile Harpers Island – Saison 1avatar cecile Harpers Island – Saison 1par .

A l’occasion du mariage de son meilleur ami Henry, Abby et toute une tripotée de copains et autres membres de la famille reviennent à Harper’s Island, une île au large de Seattle qui fut le théâtre des années plus tôt d’une série de meurtres perpétrés par John Wakefield. Mais dès le début des festivités, les meurtres reprennent et Abby, dont la mère fut l’une des premières victimes, semble être au cœur du problème.

« One by one » entonne une voix d’enfant (sans doute la petite Madison) bien flippante en fin de générique. Car oui, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, vous qui pensez embarquer pour une petite semaine de beuverie et coucherie en tout genre avant le grand jour, vous vous mettez le doigt dans l’œil. Vous allez tous mourir. Et méchamment pour certains.

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Ce n’est pas là un spoiler, il est évident dès le départ que cette série en forme de slasher movie apportera chaque semaine, et au cours de ses 13 petits épisodes, son lot de personnages découpés en rondelle, harponnés, décapités, et autres joyeusetés.

13 épisodes donc, qui commencent par un très bon pilote qui pose solidement et intelligemment les bases du show. Outre l’aspect « tueur en série », la série se penche sur les conflits internes aux personnages et le problème que pose ce mariage au demeurant très charmant. Car Henry et sa promise, Trish Wellington, ne sont pas du même monde. La fille à papa dans sa tour d’ivoire s’encanaille avec le petit peuple, le garçon qui écaillait le poisson pour quelques sous. Ce qui n’est évidemment pas du goût du père de Trish. Il y a aussi de la tromperie dans l’air dans la famille Wellington, sans parler de la petite fille qui semble aimer le côté obscur de la force.

S’ajoute à cela le passif d’Harper’s Island. Abby, qui est clairement l’héroïne malgré un énorme casting, n’est pas spécialement heureuse de revenir sur cette île qui lui a laissé de si mauvais souvenirs, se retrouve confrontée à son shérif de père avec lequel les relations ne sont pas au beau fixe et à son ex, Jimmy, qu’elle a largué en s’enfuyant des années plus tôt.

Après le pilote, la série semble s’endormir douloureusement pendant 4 épisodes. Les morts sont des personnages secondaires et inintéressants, les pistes lancées sont trop nombreuses et les acteurs principaux n’ont rien à faire à part constater que le piège se referme sur eux.

Et au moment où on n’y croyait plus (même les programmateurs de la chaîne !), Harper’s Island renaît de ses cendres. Un meurtre horrible, et particulièrement spectaculaire, et ça repart. La piste Wakefield est sérieusement relancée (un copycat ou la bête n’est pas morte ?), Trish, Chloé et quelques autres gagnent en épaisseur, on est scotché à son canapé.

Heureusement pour notre petit cœur, le final constitué de deux épisodes a été diffusé en même temps. Un tantinet longuet sur la fin, il n’hésite pas à transcender le genre quitte à devenir un peu malsain et à offrir un dénouement plutôt satisfaisant.

Produite par le cinéaste Jon Turtletaub, Harper’s Island n’était forcément qu’une série d’une saison et s’est donc offert un beau casting avec en tête de liste l’excellente actrice anglaise Elaine Cassidy, Christopher Gorham, Richard Burgi, une rapide apparition d’Harry Hamlin. A découvrir aussi Katie Cassidy (rien à voir avec sa co-star), Cameron Richardson (pourtant insupportable jusqu’ici), le so british Adam Campbell ou encore Matt Barr.

Malgré des débuts en dents de scie, Harper’s Island est définitivement à découvrir, ne serait-ce que pour se faire un peu peur. Bouh !

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  • http://blog.alexrossignol.com Alex

    Bon, je entièrement du même avis et pour ma part je dirais que la série dépasse nombre de slasher avec l’épisode 11…

  • byron

    je ne suis pas vraiment du méme avis.c’est laborieux et peu imaginatif.un coup d’épée dans l’eau.a mille coudées d’halloween(de carpenter bien sur).

  • Shezial

    J’ai pas réussi a dépasser le troisième épisode tant on se fait littéralement ch*er. Entre les meurtres, ya un scénar typé drama qui m’a gonflé et qui ne m’a pas du tout donné envie de trouver le coupable.

  • http://blog.alexrossignol.com Alex

    Il est vrai que la série démarre assez mal, les 5 premiers épisodes sont chiants mais à partir du 6ème la série s’envole et atteint son sommet au 11ème épisode qui est tout simplement génial…

  • Zabita

    Je vais prendre en compte les commentaires, et je vais m’y remettre si j’ai le temps !

  • http://www.critictoo.com Fabien

    Je suis du même avis que Shezial, après 3 épisodes, j’ai abandonné. Le pilote était déjà assez mauvais, j’ai juste continué un peu dans l’espoir que ça donne quelque chose, vu que le concept était intéressant, mais je n’aurais pas pu en supporter plus.

  • http://fenestrula.free.fr/lucarne pol gornek

    Plus qu’un début hésitant, c’est surtout la révélation finale qui s’est avérée décevante. Facile, prévisible, aux motivations guère convaincantes, les auteurs se sont retrouvés pris au piège du suspense. Comme ils ont su faire monter la pression, jusqu’à atteindre quelques très beaux moments, l’effet pétard mouillé nous a cueilli lors des deux derniers épisodes.

    Enfin on reste dans des schémas très classiques du slasher/survival. Dommage que son adaptation au format série n’ait pas entraîné quelques expérimentations. Là, il a fallu composer avec des personnages archétypales (typique au genre), une mise en place laborieuse, et quelques situations navrantes (encore typique au genre).

  • pierre

    En manque de série courte et sans prise de tête, je viens de me faire Harper’s Island, un peu comme Dead Set avait égayé -malgré ses défauts évidents- une soirée il y a quelques mois.
    Mais le transfert d’un style jusqu’alors habitué au cinéma ou au direct-to-video au format série n’est pas concluant. C’est trop long. Trop long pour ne pas noter les incohérences. Trop long pour s’attacher ou prendre peur pour des personnages que l’on s’attend à voir mourir (en dehors de l’héroïne et de l’enfant) au fur et à mesure. Trop long finalement pour pouvoir pleinement apprécier le second degré.

    La série commence mollement, avec ses personnages clichés et des intrigues vues et revues. La réalisation est mauvaise, les acteurs peu convaincus et convaincants (et ça empire) mais la série semble vouloir s’attacher aux personnages, nous évitant par ailleurs les habituelles scènes de sexe et de tromperie qui vont de paire avec les slashers. Bon, rapidement, des gens disparaissent, personne ne s’inquiète (la pouffe à micro-chien piégée dans le second épisode en est le meilleur exemple) et les personnages agissent tous de manière incohérente. Bizaremment, ça s’empire et ça s’améliore avec la mort du père de la mariée. On a enfin de l’action mais la manière de montrer le deuil des personnages est risible. Les meilleurs épisodes se situent tout de même ici, quand les personnages s’enfoncent dans l’horreur.

    Pour le reste, tout est trop prévisible. A partir du moment où l’on voit sur une photo que John Wakefield est Leoben Conroy (ou Lew Ashby, selon vos références), on sait qu’il est toujours vivant et qu’on risque de le voir pas mal. Et ça se confirme. On le voit. Beaucoup trop d’ailleurs. Ce qui nous mène vers une fin que l’on attend comme une délivrance.

    Une fin qui peut se voir comme la pire fin possible et qui semble accréditer la thèse d’une parodie plus ou moins maîtrisée… ou d’un vide scénaristique intersidéral. Il n’empêche qu’après les quelques 9 heures passées devant le programme, je m’attendais à une explication élaborée qui pourrait sauver les meubles. Le coup du père et du fils qui devient complètement fou et qui agit sans raison (ou l’amour du père et l’amour d’enfance, ce qui revient au même), c’est pitoyable.

    Ceci dit, je ne regrette pas mon visionnage, parce que j’ai pas mal ri (la mort du couple sur fond de musique pop, la fille qui dès qu’elle enfile sa robe de mariée se condamne à courir dans les bois et finir mutilée -classique du genre, la révélation à la cité de la peur « Vous aviez raison, le tueur avait bien un complice mais c’est moi, pas Jimmy ! ») et un peu eu peur (ok, là je ne vois pas).
    A voir pour se vider le crâne.

    ps Jimmy, par ses réactions et son emploi du temps me semblait milles fois plus crédible en tant que complice que Henry. Mais je ne me relancerai pas dans la série pour vérifier…

  • Stéphane

    Avec un scénario pareil, on n’en aurait jamais fait un film preuve d’un certain manque d’originalité, les multiples rebondissements ne sont là que pour masquer une certaine indigence. C’était compliqué d’étirer sur 13 épisodes une histoire qui aurait du faire à peine 1h30 et les créateurs n’ont pas su éviter cet écueil, heureusement un joli casting rend le tout presque agréable à suivre, mais cela reste d’un profond ennui.

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