Teddy, Cristina et Owen (Grey's Anatomy)

Grosse actu pour le Seattle Grace. A peine remis du décès de Georges et du cancer d’Izzie, le staff doit faire face à la fusion avec l’hôpital Mercy et son afflux de nouvelles têtes. À titre personnel, les médecins sont tous mis à rude épreuve entre divorce, apparition d’enfant ou d’anciens amours, rupture, baiser volé…

Depuis l’année dernière, tel un phénix, Grey’s Anatomy semble renaître de ses cendres. Et cette 6e année fut plus que jamais brillante, Shonda Rhimes, la créatrice donnant vraiment l’impression de savoir comment mener sa barque ou plutôt cet énorme bateau qu’est cette série aux personnages innombrables.

Première bonne nouvelle, elle se débarrasse des poids morts (Georges, Izzie), fait apparaître de nouveaux personnages (Teddy et toutes les recrues de Mercy) et fait évoluer avec justesse ceux qui viennent d’arriver (Arizona). Évidemment, la saison s’ouvre sur la perte d’un personnage récurrent qui n’avait plus rien d’intéressant. Bonne route Georges, on ne te regrettera pas. Mais il reste Izzie et il va falloir composer avec cette très mauvaise idée qui fut de lui coller un cancer. C’est d’ailleurs LA grosse faille de la saison, le jeu de cache-cache que Katherine Heigl a initié avec la production de la série étant du plus mauvais effet à tel point que l’on finira par nous annoncer qu’elle ne reviendra pas 3 mois après la diffusion de sa dernière apparition ! En même temps, bon débarras, Izzie étant passé de la jeune, jolie et pétillante interne à cette créature pénible, qui détruit un Alex déjà bien amoché par la vie (l’épisode sur son passé avec apparition de son frère est très intéressant), qui se fait détester de ses amis et dont on ne remarque même plus l’absence.

Non, cette année, on préfère se concentrer sur la fusion entre le Seattle Grace et Mercy West, laquelle va avoir un retentissement énorme sur la saison, jusque dans le final époustouflant et éprouvant. De tous les ajouts venant de Mercy West, celui qui trouve le mieux sa place est sans conteste Avery dont la riche famille est plus encombrante qu’autre chose. Par certains aspects, il peut faire penser à un certain John Carter.

En plus de bousculer les habitudes professionnelles de nos héros (il y a désormais un cas pour 10 internes, il vaut mieux jouer des coudes), les nouveaux ajoutent du piment aux relations personnelles des résidents. En perpétuelle crise avec Owen, Cristina se fait draguer par Avery, Reed ne demande qu’à soulager la détresse maritale d’Alex, Kepner est amoureuse de Derek. Mais le meilleur ajout de la saison est sans aucun doute l’arrivée tonitruante de Teddy Altman, chirurgienne émérite, amie d’Owen pour lequel elle garde des sentiments. Le rôle incombe à la sublime Kim Raver et là, on fait la danse de la joie tellement c’est intelligent. Car non seulement, Teddy va compliquer un peu plus la relation Owen/Cristina, mais cette dernière va vouer un culte professionnel à cette potentielle rivale.

Après des années de tumultes, Derek et Meredith ont enfin trouvé leur rythme de croisière et le bonheur après un faux mariage via un post-it. Ils sont beaux, ils sont heureux, ça fait plaisir à voir. C’est tout aussi chou du côté de Callie et Arizona qui cohabitent avec Owen, Cristina, Mark et Lexie dans un joyeux bordel matinal. Sauf que lorsque l’envie d’enfant se fait sentir, Callie tombe des nues en découvrant que sa pédiatre préférée n’en veut pas. Une rupture se profile, mais on n’y croit pas vraiment et on a raison.

En revanche, tout part en vrille pour Alex et Miranda (Ah Chandra Wilson, quel talent !), l’un comme l’autre en plein divorce alors que l’arrivée de la fille cachée de Mark met un terme à sa relation avec Lexie qui ne peut supporter autant de pression d’un coup.

À cela s’ajoute, un Richard Webber en pleine déroute qui replonge dans l’alcool (sous l’œil bizarrement bienveillant de Meredith) et provoque son départ permettant ainsi un peu de changement à la tête de l’hôpital. Derek est désormais en charge et certaines choses vont changer.

Entre cas médicaux intéressants et évolution personnelle des personnages joliment dessinée sans oublier l’habituel cross-over avec Private Practice et une tribu de guest, cette 6ème saison de Grey’s Anatomy s’affirme comme l’une des plus réussies de l’année, s’offrant au passage un final douloureux, surdosé mais efficace en diable. Il nous tarde de voir comment tout ce petit monde va s’en remettre.

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