Bionic Woman – Pilot (1.01)
Suite à un accident de voiture, une jeune femme reçoit des greffes d’organes bioniques qui décuplent ses sens et ses capacités physiques. Elle est alors recrutée par une agence gouvernementale pour mener des missions top secrètes.

Il existait, dans les 70’s, une série du nom francophone de Super Jaimie. En VO, The Bionic Woman. On voit tout de suite la subtilité de la nouvelle version, il n’y a plus le « The ». Détail important ! Jaimie Sommers n’a pas changé de nom, mais juste d’histoire et d’année. En gros, le concept bionique et le nom du personnage ont survécu, et c’est à peu près tout. Mes lointains souvenirs de la série originale ne me permettent pas plus de parallèles, si tout de fois, il y en a plus, ce qui n’est pas certain. De toute façon, je préférais Steve Austin.

Pour avoir vu le préair (la première version qui n’est pas destinée à être diffusée, une version test en gros), j’étais en territoire connu. Je connaissais l’histoire, et les défauts de ce pilot. Certains ont été corrigés, tout particulièrement du côté des effets spéciaux. L’histoire hérite de quelques détails, pour mieux situer tout le monde. Et la sœur n’est plus la même. Changement d’actrice et le personnage a été totalement réécrit. A l’origine, elle était sourde. Maintenant, c’est une hackeuse (qui utilise un Mac, forcément ! non, mais franchement). La petite rebelle a gardé sa relation conflictuelle avec son ainée, comme quoi tout n’a pas été changé. La surdité devait amener tout une story-arc sur les implants, une fois supprimée, ça n’avait plus de sens de garder le personnage de la sœur tel quel, alors autant changer l’actrice. Je ne suis pas persuadé que le coup de la petite pirate soit intéressant, d’ailleurs l’actrice semble plus taillée pour un soap à la Gossip Girl que pour une série comme Bionic Woman.

Bref, BW est donc le big show de la rentrée sur NBC. Le pilot a donc de quoi décevoir, enfin, il semble qu’il n’a pas trop convaincu sur internet, enfin, je parle de ça, c’était les commentaires à l’époque du préair. Par expérience, je sais qu’un premier épisode est rarement le meilleur. Toujours coincé entre le m’as-tu vu, l’installation des personnages et la mise en place d’un semblant de début d’intrigue. L’exercice est périlleux et rarement probant. Dans le cas présent, malgré le background de la série, il y a de quoi être dubitatif. Le personnage principal est too much, le coup du QI est un peu inutile. On a bien compris qu’elle était mignonne et responsable, pourquoi en plus faire d’elle une tête ! Elle a tout pour elle, et quand je dis tout, je compte aussi le petit copain fou amoureux, accessoirement beau gosse et professeur de génie. Imaginer un peu leurs gosses !

Là où il y a du potentiel, c’est dans toute l’organisation qui a fourni à Jaimie son nouveau matos. Si David Eick a appris quelque chose de Ronald D. Moore, il y a de fortes chances que l’histoire soit assez bien ficelée. Idem pour les personnages. La majorité est principalement présentée, mais leurs rôles semblent avoir été réfléchis, tout comme leur comportement. On peut donc espérer des choses intéressantes de ce côté, surtout que la meilleure partie du casting s’y trouve.

Du côté bad guy, Romo Lampkin devient le futur beau père de Jaimie, ce qui ne fait pas de lui un méchant en soi. Il est en prison, et s’échappe à la fin du pilote. Son rôle est plutôt vague, et la raison de son emprisonnement est surement liée à Sarah Corvis, la première Bionic Woman. Starbuck est donc la méchante, ou du moins la tarée de service, il faut dire que c’est… Starbuck ! Le personnage a ses nuances, ou disons plutôt que ses instabilités semblent être à la base de son comportement. Elle est morte il y a 3 ans, enfin, elle aurait du. Ce qui fait d’elle un vieux modèle, en comparaison de Jaimie. Mais ça n’empêchera pas la blonde d’être une menace permanente, on nous le promet.

Je pense que j’ai tout dit, enfin, j’en ai dit assez, comme d’habitude, je ne rentre pas dans les détails. À vous de vous faire votre opinion, mais ici à Critictoo, on lui laisse une chance et on lui ouvre même une catégorie. D’ailleurs, on l’avait décidé avant de voir le pilot. C’est notre penchant pour la SF qui nous pousse. Ce pilot m’est en place les grandes lignes et j’espère que dès le prochain on aura un peu plus à se mettre sous la dent qu’un gros show à SFX, car il y a un bon potentiel.